SUIVEZ-NOUS SUR

Interview Elodie Bourdillel Responsable Relations Presse Groupe STUDYRAMA

24 janvier, 2013 24 janvier, 2013   24 janvier, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Elodie Bourdillel  Responsable Relations Presse Groupe STUDYRAMA          

Quelle est selon vous l’importance des relations presse dans une stratégie de communication ?

Les RP tiennent un rôle essentiel au cœur de notre stratégie de communication. En témoigne l’expérience du Groupe Studyrama qui, il y a une quinzaine d’années, a décidé de miser sur les RP avec pour objectifs de gagner en notoriété, de l’entretenir auprès de ses différents publics et ainsi de participer à asseoir une stratégie de croissance. Ces actions RP prennent naturellement part à nos dispositifs de communication à 360°, que ce soit pour des lancements produits, des évènements ou des sujets plus corporate. A travers la voix des journalistes, cette stratégie s’est révélée sur le long terme être un levier d’action qui a contribué de manière considérable à notre montée en puissance. Même si l’impact des actions RP s’avère toujours difficile à mesurer, l’obtention de retombées presse qualitatives demeure un vecteur incontestable de notoriété, d’influence ou de reconnaissance en externe et de fierté des salariés pour leur entreprise en interne. Il est à noter, enfin, que « faire des RP » est une bonne alternative en termes de coût car la majorité des entreprises ne dispose pas de budget publicitaire extensible. Or, grâce au travail minutieux des attaché(e)s de presse, une entreprise peut tout de même bénéficier d’une très belle visibilité et s’offrir régulièrement le luxe d’être présente sur un grand média !

Quelle est la spécificité de votre approche RP ?

Le groupe dispose en interne d’une équipe entièrement dédiée aux RP dont le credo repose sur quatre points fondamentaux : anticipation, réactivité, fiabilité et proximité. Ce choix du service intégré permet beaucoup de flexibilité et confère à l’équipe une connaissance parfaite de l’entreprise, de ses produits et de son environnement. Cette connaissance est appréciable dans le cadre des relations que nous entretenons avec les journalistes car elle nous place naturellement dans une position de légitimité et de confiance. Ces derniers sont ainsi plus enclins à se diriger vers nous en cas de besoin.

Chaque attaché(e) de presse le sait, tisser des liens privilégiés avec les journalistes constitue la pierre angulaire de notre mission et s’avère être un véritable travail sur le long terme. Il n’est d’ailleurs pas rare, qu’au fil des années, certaines amitiés finissent par voir le jour. Même si notre quotidien se compose essentiellement de contacts téléphoniques, de mises à jour de fichiers presse ou de rédaction de communiqués de presse, ce métier nous offre également la possibilité d’aller régulièrement sur le terrain et de rencontrer les journalistes en one-to-one afin d’entretenir nos relations ou d’en créer de nouvelles. Le Groupe Studyrama étant présent aux quatre coins de l’hexagone via son activité « salons » notamment, nous organisons une « tournée des médias » dans cinq à six villes différentes chaque année. Ainsi tous les membres de l’équipe RP ont la possibilité de rencontrer leurs principaux contacts au sein des rédactions locales et de nouer de solides relations. Pour vous donner un exemple de notre recherche constante de proximité avec les journalistes de nos secteurs d’activités, une seule conférence de presse a été organisée en l’espace de quinze ans. Nous privilégions, en effet, le « sur-mesure » avec chacun de nos contacts. Du côté de la diffusion de nos communiqués de presse, les envois de masse sont totalement proscrits. Rien ne vaut de la dentelle pour obtenir de belles retombées presse de qualité !

Lors d’un évènement, que faites-vous pour créer le buzz ?

Le Groupe Studyrama, c’est près de 70 salons à travers la France en 2012-2013. Dans certaines villes, notre salon est déjà en lui-même l’évènement du week-end ! Dans d’autres villes, nous avons davantage besoin de faire parler de nous. En termes de RP, nous restons assez « classiques » dans notre manière de communiquer car nous pensons, compte tenu de nos domaines d’activités plutôt « sérieux » (éducation, enseignement supérieur, emploi…), qu’il est préférable de répondre directement aux attentes des journalistes en se concentrant sur le fond et surtout de leur délivrer l’information la moins publicitaire possible. Pour créer le buzz auprès du public et/ou de nos clients potentiels, ce sont nos collègues chargé(e)s de communication et marketing qui font preuve de créativité et qui sont à pied d’œuvre via d’autres stratégies de communication.

Quelle est la place du web 2.0 et des réseaux sociaux dans votre stratégie de communication ?

Le Groupe Studyrama est présent depuis trois ans sur les réseaux sociaux via Facebook ou Twitter (près de 5 000 abonnés). Plusieurs services y travaillent de manière transversale et animent avec dynamisme nos différents comptes. Conscients de l’intérêt que ces moyens de communication peuvent représenter, nous avons également créé l’an dernier un e-event éphémère d’un nouveau genre puisqu’il s’agissait du premier salon d’orientation en 3D !

 

5 questions à… Nimith CHHENG

22 janvier, 2013 22 janvier, 2013   22 janvier, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Nimith Chheng, consultant en communication de crise  

La communication de crise, en quelques mots, qu'est-ce que c'est ?

La communication de crise, je dirais que c'est un volet de la communication globale qui répond à la nécessité de se préparer au pire, tant d'un point de vue opérationnel qu'organisationnel. C'est en quelque sorte un contexte particulier d'intervention qui vise à préserver la réputation et les intérêts d’une institution ou d'une personnalité lorsque celle-ci se retrouve projetée sur le devant de la scène médiatique. Ou lorsqu'elle risque simplement d'être livrée à l’opprobre public ou au feu des critiques, aussi bien internes qu'externes. La communication de crise, c'est aussi et surtout une approche singulière qui invite à être à l'écoute de son environnement, à appréhender au mieux ses valeurs, ses forces, ses faiblesses, ses opportunités d'avenir et de devenir, à mettre à plat l'existant pour définir de nouvelles formes d'équilibres.

Peut-on réellement tout prévoir, tout anticiper ?

Il existe un panel infini de risques potentiels auquel s'ajoute une infinie diversité de facteurs déclenchants, aussi bien externes qu’internes. La nature de la crise, le poids de la rumeur et des amalgames, le jeu des acteurs en présence, leur niveau de crispation ont également tendance à démultiplier les inflexions et les prises de parole inattendues, qui sont autant de facteurs potentiellement aggravants. En matière de risk-management et de communication de crise, on ne peut évidemment pas tout prévoir. L’idée, c’est de s’attacher à identifier les risques principaux et d’y opposer les mesures adéquates pour réduire le poids de l’inconnu et, surtout, le circonscrire dans une limite acceptable.

Une crise en période de crise, ça se gère comment ?

D'un point de vue opérationnel, le contexte actuel modifie assez peu la manière dont on s'organise pour anticiper et gérer au mieux une situation de crise médiatique. Les outils, les principes et les process de veille, d’anticipation et d’action restent les mêmes. La nécessité de rester en permanence à l’écoute de ce qui se dit, de se tenir prêts à réagir dans les meilleurs délais et de façon circonstanciée, reste de mise. La communication en période de crise, dans un climat empreint de défiance et de suspicion, reste un exercice toujours aussi périlleux qui invite à faire preuve de bon sens, d'humilité et d'empathie, quelles que soient les circonstances.

Lire la suite...

Buzz sur les médias sociaux : pour le meilleur, … mais aussi le pire ?

21 janvier, 2013 21 janvier, 2013   21 janvier, 2013 0 commentaire

Culture RP a assisté mercredi matin à une conférence ayant pour thème « Le Buzz sur les médias sociaux : pour le meilleur, … mais aussi le pire ? », organisée par Le Cercle Marketing Direct*.  

François Laurent, co-Président de l’ADETEM et Directeur de ConsumerInsight nous a présenté Hervé Kabla, Directeur général de beAngels et Ronan Boussicaud, co-auteur du livre La marque face au bad buzz et webmarketer chez Useweb.

Une fois, les présentations faites, la conférence pouvait commencer.

Avant de nous donner les outils et les conseils pour résoudre un bad buzz sur le web social, Hervé Kabla a commencé à nous apporter des éléments de réponses au travers de différents exemples : 3 Suisses, Ikea, Lassonde Oasis ou encore Chick fill A.

Si certains de ces exemples ne vous disent rien, je vous invite à regarder sur la toile de quoi il s’agit, vous apprendrez des choses !

Reprenons par exemple les cas des 3 Suisses. Dans le cadre d’une opération de promotion, une offre de réduction de 20% était prévue sur certains produits. Un bug informatique passe la réduction à 50% sur tous les produits. L’information sur ce bug s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux et a conduit à des volumes de commandes inhabituels. Le jour même du bug et après des excuses de la part de la marque on constate un pic très important sur les médias sociaux, mais dès le lendemain tout s’apaise et on revient à un volume de commentaires normal. Selon Hervé Kabla «  Une crise sur le web social ne dure pas 2 ans, si c’est le cas, c’est que la crise est bien plus profonde ». Et on constatera que pour chaque crise cela ne dure jamais longtemps car comme le dit Ronan Boussicaud « Une crise est éphémère ».

Lire la suite...

Interview de Benoît Drouillat président de l’association « designers interactifs »

18 janvier, 2013 18 janvier, 2013   18 janvier, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Benoît Drouillat* Président de l'association designers interactifs

 

 

 

Quelles ont été vos motivations quand vous avez créé l'association designers interactifs ?

*designers interactifs* a été créée en 2006 pour représenter les professionnels du design numérique en France et en promouvoir les métiers. Nous souhaitions créer un réseau professionnel qui permette à la fois de conférer une meilleure lisibilité aux apports du design dans l'économie numérique et la société. Nous souhaitions par ailleurs ne pas nous cantonner à un rôle d'organisme professionnel classique, mais aussi contribuer à alimenter la réflexion, à travers des cycles de conférence et des publications. A ce titre, l'association est devenue avant tout un projet éditorial, ce qui est une posture relativement originale.

   

Quelle définition donneriez-vous au designers interactifs ?

Le design interactif est la démarche de conception des produits et des services numériques. Cette démarche consiste à définir la façon dont les personnes, les produits et les services dialoguent par la médiation d’une interface, d'un objet ou d'un environnement numérique. Ce dialogue est mis en scène dans des scénarios d’usage qui mobilisent les propriétés de la « matière informatisée ».

 

Pourquoi avoir écrit "Le design des interfaces numériques en 170 mots-clés" ?

 

Cet ouvrage, publié aujourd'hui chez Dunod, est le fruit d'un effort de formalisation que j'avais initié en 2009, sous la forme d'un Petit dictionnaire du design numérique. Il s'agissait de rassembler les définitions des termes spécifiques que nous mobilisons dans la pratique du design interactif et plus largement notre culture numérique. En 2012, la publication a été augmenté de 50 définitions, réalisées lors d'un projet collaboratif avec l'APCI, Mov'eo et Systematic. L'objectif est dès lors de permettre le développement d'un langage commun entre designers, ingénieurs, marketeurs... Cette démarche nous permet de réfléchir véritablement sur la terminologie spécifique de notre champ.

   

Lors des évènements  *di*/zaïn # : Interaction(s) est-ce que les relations presse sont prépondérantes?

Je dirai que nous nous appuyons plutôt sur notre audience (site web, réseaux sociaux, newsletter) et la communauté de nos 800 membres. Nos relations avec la presse sont assez discontinues, sauf avec la revue Etapes:, qui relaie régulièrement les événements.

Lire la suite...

Content is King !

17 janvier, 2013 17 janvier, 2013   17 janvier, 2013 0 commentaire

En tant qu’experts de la communication, nous savons tous qu’il ne faut jamais négliger l’essentiel : le contenu. Aujourd’hui, plus que jamais, notamment avec les nouveaux media, c’est le contenu qui doit guider notre travail. Parce que, le contenu est roi !

« Content is King » est le nom donné à une campagne interne aux équipes de communication du groupe Altran, le leader mondial du conseil en innovation et ingénierie avancée. Cette action est doublement originale et innovante : parce que c’est une première qui permet de fédérer les équipes de plus de 20 pays autour d’une problématique métier, et parce qu’il est inhabituel de créer une campagne de communication pour des services de communication.

Cette initiative est un détournement de la campagne « KeepCalm and Carry On », créée par le ministère de l’information britannique, pendant la seconde guerre mondiale, pour expliquer aux Londoniens les bons comportements à adopter pendant les bombardements.

Pourquoi « Content is King » ?

Pour ce qui concerne le choix de la langue, il s’imposait au sein d’un groupe international où l’anglais est la langue de travail. Quant au concept, il s’agissait d’attirer l’attention sur les facilités ou les dangers de ce que j’appelle « la communication faciale facile ». C’est à mon sens, la facette la plus détestable de notre métier : faire un coup à l’impact éphémère, une petite œuvre médiocre sans force ni génie, et surtout sans fond.

Le travail de communication ne doit s’appuyer que sur une base, celle du contenu. Au delà de la déontologie de notre profession, c’est notre crédibilité qui est en jeu et celle de ma marque pour laquelle nous communiquons.

Le contenu, c’est l’information à partager, celle qu’il va falloir qualifier, adapter à la cible à laquelle elle est destinée, et promouvoir via les outils choisis qui permettront de la toucher.

Imaginer une communication sans contenu, c’est comme demander la parole alors qu’on a rien à dire. C’est toujours possible, mais c’est inutile.

On peut innover avec des idées, avec des actions ou des outils, mais le contenu reste la base de notre travail.

Lire la suite...

Interview de Jean-François Ruiz, auteur de « Réussir avec les réseaux sociaux »

15 janvier, 2013 15 janvier, 2013   15 janvier, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Jean-François Ruiz, fondateur de l’agence PowerOn et auteur de « Réussir avec les réseaux sociaux ».

Pourquoi avoir écrit "Réussir avec les réseaux sociaux" ?

Je voulais faire un guide de référence sur le sujet des réseaux sociaux. C'est pourquoi je me suis entouré de 15 personnes ayant des profils très différents pour challenger mes idées et créer le contenu le plus clair et efficace possible sur la question des réseaux sociaux. Plutôt que de donner des informations périssables, nous nous sommes plutôt intéressés à la démarche de réseautage de l'être humain dans le contexte des réseaux sociaux. Son contenu est toujours d'actualité (mis à part pour les chiffres présentés dans le panorama au début du livre).

Si c'était à refaire quel nouveau chapitre développeriez-vous suite à l’évènement Webdeux Connect 2012 de novembre dernier ?

J'approfondirais sûrement la partie réseautage dans un évènement. Au travers de l'organisation du Webdeux Connect 2012 j'ai encore amélioré mes connaissances/compétences sur les clés d'un networking réussi autour d'un évènement.

Je mettrais également à jour la conclusion de l'ouvrage ou j'inviterais les lecteurs à donner le livre à la première personne qui leur vient à l'esprit quand ils penseront à créer du capital social (terme explicité dans le livre).     Expliquez-nous le concept du Social Intelligence?

Pour moi le Social Intelligence, c'est la discipline qui consiste à extraire des réseaux sociaux des informations afin de prendre des décisions plus intelligentes. Par exemple, cela peut-être de regarder les contacts d'une personne sur les réseaux sociaux afin de savoir quelle est la meilleure manière de l'approcher via son propre réseau. Cela peut également être l'analyse sémantique des messages postés par ses fans / followers afin d'en connaitre plus précieusement les centres d'intérêts afin d'adapter sa ligne éditoriale en conséquence. Nous avons fait un atelier sur le sujet lors du Webdeux.Connect. Nous publierons l'enregistrement prochainement sur http://www.webdeux.info.

Lire la suite...

Du cerveau disponible au cerveau libre

10 janvier, 2013 10 janvier, 2013   10 janvier, 2013 0 commentaire

Un peu d’histoire

Le marché de la communication a beaucoup évolué dans les 30 dernières années. Il s’est organisé autour de deux mondes les Médias et le Hors média. Il est intéressant de noter que le Hors Média ne se définit pas par ce qu’il est mais par opposition à ce qu’il n’est pas. Une coupure,  qui persiste aujourd’hui, se crée et tant chez les annonceurs que chez les prestataires des silos se mettent en place. Tout ceci abouti à une répartition des budgets de communication à 2/3 1/3 en faveur du Hors Media. Le marché du MD s’est construit historiquement, et tout particulièrement en France, sur un découpage des activités de la chaîne de valeur (Conseil, création, fichier, traitement, impression, routage, distribution). Ceci est dû aux clients historiques qui pouvaient ainsi mieux maîtriser le marché et tenir les prix, ainsi qu’aux acteurs qui avaient trouvé des niches de développement en l’absence d’industrialisation du marché.

Internet a-t-il tout changé ?

L’arrivée d’Internet a changé la consommation Media des consommateurs et a créé de nouveaux métiers chez les prestataires. Il est intéressant de noter que cela n’a rien changé pour les professionnels dans la façon d’appréhender le marché.  Internet a été coupé en deux le display et le search dans les Medias et l’e-mailing dans le Hors Média. Pour les annonceurs Internet a été un nouveau canal de communication avec les consommateurs mais n’a pas changé leur mode de communication. La publicité s’est installée sur les sites internet en fonction de l’audience comme auparavant à la télévision, la presse ou la radio. Le Marketing direct a utilisé le canal e-mail comme auparavant avec le mailing. En résumé Internet a beaucoup changé le monde de la communication mais personne (ni annonceurs, ni agences, ni prestataires) n’a changé son mode de relation avec le consommateur qui est toujours quelqu’un à qui l’annonceur parle de façon descendante.

Les réseaux sociaux la vraie révolution

Le développement des réseaux sociaux est une vraie rupture dans tous les codes traditionnels de la communication. Bien sur ils sont déjà très présents dans toutes les conférences ou les prix mais personne ne sait encore vraiment comment appréhender cette irruption des consommateurs dans la vie des marques. Le Marketing s’est longtemps concentré sur la diffusion de messages de l’entreprise vers ses cibles. Aujourd’hui les innovations technologiques ont permis de modifier ceci et les clients peuvent ainsi prendre l’initiative du dialogue et diriger la relation selon leurs conditions.

La question à laquelle tous les hommes de Marketing  cherchent à répondre est de savoir comment utiliser les réseaux sociaux pour :

  • Promouvoir sa marque
  • Faire connaître ses produits
  • Vendre ses produits

Lire la suite...

Interview de Pierre-Louis Desprez, Co-auteur avec Georges Lewi de La marque

8 janvier, 2013 8 janvier, 2013   8 janvier, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Pierre-Louis Desprez, Directeur Général de Kaos Consulting. Co-auteur avec Georges Lewi de La marque, Editions Vuibert, 2013.

 

Pourquoi avoir écrit  "La marque" ?

Les marques m'ont toujours intrigué. Il m'a fallu du temps pour comprendre qu'elles parlent de nous, de nos émotions, de nos paradoxes. Elles génèrent de la sympathie et de l'antipathie, et à ce titre elles me passionnent. Qui prétend ne pas être victime des marques de mode, par exemple, est capable de déposer les yeux fermés plusieurs milliers d'euros sur une assurance-vie auprès de LA MONDIALE au nom d'une histoire, d'une réputation et de la confiance ! Il fallait comprendre pourquoi : c'est le sens de ce livre qui en est à sa 4ème édition.

Depuis quelques années, on assiste à un recentrage sur la marque. Comment l’expliquez-vous ?

En 2012 FREE a empêché les directions générales et les brand managers d'ORANGE, SFR et BOUYGUES TELECOM de dormir. Cette entreprise n'avait aucune légitimité sur le marché de la téléphonie mobile, mais elle a mis au point une stratégie de bas prix et a utilisé au maximum son image de casseur de monopole pour prendre des parts de marché aux deux leaders. Sans marque forte, l'entrée de l'entreprise sur ce nouveau marché aurait été beaucoup moins attendue et remarquée. Ce phénomène touche également les marchés professionnels, avec les cas d'école que sont devenus SAINT-GOBAIN, VELUX, JCDECAUX, KPMG,  SODEXO....

Lire la suite...