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Print ou Web ? Non, Print + Web !

18 octobre, 2013 18 octobre, 2013   18 octobre, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil      

Face aux éditeurs américains qui continuent majoritairement de penser qu’il faut faire disparaître les médias imprimés au profit du numérique, les Français – moins dogmatiques ou plus pragmatiques – ont toujours privilégié les approches bimédia. La 3ème édition de l’étude « Print+Web » du Syndicat des éditeurs de presse magazine (SEPM) leur donne raison.

Le déploiement de la presse sur différents supports (« devices ») a parfois été perçu comme une nécessité pour assurer une transition du papier vers le numérique, avant la disparition du premier. Les lecteurs utilisant les différents supports ne sont pas de cet avis : 78% associent le « multi-devices » à « la liberté » ; 76% à un accès à des « contenus enrichis » via les fonctionnalités web 2.0 ; 72% à « l’approfondissement des sujets » ; 74% au « partage d’information » ; 65% à une « complémentarité » des mode d’information.

Pour qu’il y ait complémentarité et non substitution, il faut que chaque support ait ses propres atouts et soit fort de ses différences, que celles-ci soient objectives ou subjectives. C’est bien le cas.

Pour les lecteurs utilisant les deux supports, la lecture de magazines imprimés est d’abord liée au « plaisir du papier » (92%), suivi par l’intérêt pour les hors-série et numéros spéciaux (77%), puis par l’achat en point de vente.

Pour ces mêmes lecteurs, la première motivation de lecture digitale des mêmes magazines est « l’esthétique » (68%) – merci la tablette ! –, suivie par « le côté pratique » (57%) – vive les supports nomades ! –, et « le partage » (53%), via les réseaux sociaux. A noter que « l’approfondissement » ou « les contenus enrichis » ne font pas partie des motivations individuelles dépassant la moyenne, alors que ces possibilités offertes par le numérique sont largement connues (cf supra).

Si les « e-lecteurs » plébiscitent les dispositifs « Print + Web », ils continuent de donner plus d’importance au support imprimé qui demeure le « média père » de ces dispositifs. Ainsi, la confiance dans la marque média est très majoritairement (69%) liée aux valeurs véhiculées par le magazine imprimé et, pour 64% d’entre eux, c’est le Print qui permet une meilleure acceptation et une plus grande confiance dans la publicité.

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Les enjeux du data-journalisme pour la Presse: Part II

17 octobre, 2013 17 octobre, 2013   17 octobre, 2013 0 commentaire

Par Estelle Prusker-Deneuville, Doctorante Université Panthéon-Assas, Responsable des enseignements Media SciencesCom Audencia Group - le site de Sciencescom.

       

Une révolution dans les salles de rédaction

Le data-journalisme appelle à une nouvelle organisation des salles de rédaction. Le journaliste doit s’entourer de nouvelles compétences nécessaires à la réalisation des différentes phases d’analyse et de mise en scène de l’information. Car en data-journalisme, les étapes à suivre sont invariablement les mêmes : identification et collecte des données, nettoyage et mise en forme des bases de données, filtre et sélection des informations les plus pertinentes, scénarisation et construction d’une data-visualisation simple et efficace. Le journaliste doit alors le plus souvent s’allier les compétences d’un designer pour concevoir la visualisation et d’un développeur pour la réaliser et lui donner toute sa dimension interactive. Des compétences en tri, interprétation et analyse de données sont également importantes et certaines réalisations peuvent faire appel aux compétences d’un statisticien. Tout au long de ce processus, le journaliste doit mener un travail important d’éditorialisation afin de s’assurer à chaque étape du sens et de la pertinence  de l’information telle qu’elle sera présentée au lecteur. Il est le chef d’orchestre, coordinateur du projet

Source : Data Driven Journalism Roundtable – M. Lorentz

Pour entrer dans les salles de rédaction, le data-journalisme suppose donc une nouvelle organisation en mode projet autour d’une triple compétence journaliste-designer-développeur. Aux Etats-Unis, les premières productions de data-journalisme furent le fait de journalistes hackers (Exemple : Adrian Holovaty – ChicagoCrime.org 2005) particulièrement au fait des nouvelles technologies  et souvent à même de mener le projet seul. Aujourd’hui, les deux quotidiens de référence en matière de data-journalisme que sont The New York Times (USA) et The Guardian (GB) ont constitué des équipes réunissant cette triple compétence.

En France, le data-journalisme peine encore à rentrer dans les salles de rédaction.  Les quotidiens nationaux et news magazines commencent à publier ponctuellement des productions (Le Monde Avril 2012 : Enquête sur les dépassements d’honoraires des médecins  via l’exploitation des données du site de la Caisse d’assurance maladie Amélie.fr http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/04/10/enquete-sur-ces-consultations-au-prix-fort_1682940_1651302.html) mais le plus souvent avec l’aide de sociétés indépendantes spécialisées dans la data-visualisation (L’Express : Atlas du financement des partis politiques réalisé en 2011 en partenariat avec la société Dataveyes - http://palmares.lexpress.fr/financement-micro-partis/). Le marché a ainsi vu l’émergence de «pure-players » spécialistes de la data-visualisation aux structures courtes mais rodées aux process du data-journalisme. Parmi les principaux acteurs citons feu OWNI, Dataveyes,  We Do Data, Ask Media et Journalism++.

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Les enjeux du data-journalisme pour la Presse: Part I

17 octobre, 2013 17 octobre, 2013   17 octobre, 2013 0 commentaire

Par Estelle Prusker-Deneuville, Doctorante Université Panthéon-Assas,  Responsable des enseignements Media SciencesCom Audencia Group - le site de Sciencescom.

      La Presse écrite est en danger Depuis quelques années, la conjoncture du marché de la Presse écrite est mauvaise : recul des ventes et abonnements, baisse continue des audiences, effondrement des investissements publicitaires, … nombreux sont les groupes de Presse fragilisés.  Aux Etats-Unis, 3.775 postes de journalistes  ont ainsi été supprimés sur l’année 2011, soit 30% de plus qu’en 2010 (Source Blog Paper Cuts : http://newspaperlayoffs.com/). Parallèlement à cette conjoncture morose, les études prospectives annonçant la fin de la Presse papier se multiplient. Ainsi, selon le rapport du Center for the Digital Future de la USC Annenberg (Californie), la grande majorité des journaux américains cesseront d'être imprimés d'ici cinq ans (Rapport «Is America At a Digital Turning Point?» publié en janvier 2012 par Center for the Digital Future de la USC Annenberg (Californie) : «La plupart des journaux disparaîtront d'ici cinq ans », résume Jeffrey I. Cole, directeur du centre, dans un communiqué. « Nous croyons que les seuls journaux imprimés qui survivront se situeront aux extrémités du spectre, soit les plus grands et les plus petits.» http://www.digitalcenter.org/).  Le site Future Exploration a été plus loin en livrant une chronologie de l’extinction des journaux papier selon les pays. D’après leurs analyses, les Etats-Unis seraient les premiers concernés avec une disparition annoncée de la Presse papier dès 2017, la France devant subir le même sort en 2029 (Le site Future Exploration a édité à l’initiative de l’expert médias Ross Dawson une chronologie de l’extinction des journaux papier. Cette analyse tient compte à la fois de facteurs mondiaux (développement des TIC, nouveaux usages, …) mais aussi de critères propres au pays (spécificité des modes de distribution, du lectorat, ….) http://www.futureexploration.net/).  

La révolution des usages

A l’origine de ces bouleversements annoncés, une audience dont les comportements de consommation media ont profondément changé avec l’émergence d’Internet, des smartphones et plus récemment des tablettes (Selon l’institut GfK, il s’est vendu en 2011 plus de 18 millions de produits connectés (PC, portables, e-book, smartphones, tablettes, GPS, Consoles de jeux …) contre 13 millions en 2010). En permettant de rester connectés et donc informés à tout moment, les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) ont modifié les habitudes. L’important n’est plus de « posséder » l’information, d’en disposer physiquement comme le permet un magazine papier par exemple, mais d’y avoir accès à tout instant, quel que soit le lieu (Any time, Any where, Any How). Les circuits de l’information ont changé et Internet y tient désormais une part importante avec une information multiple, instantanée et gratuite. Les audiences se sont peu à peu détournées de la presse écrite classique, de façon assez radicale pour les plus jeunes ou en consommant moins assidument pour les autres (Baisse de la régularité de lecture des cadres notamment).

Parallèlement à ces bouleversements des modes de réception, les émetteurs se sont également multipliés, les médias traditionnels devant désormais faire face à une concurrence exacerbée sur le marché de l’information : agrégateurs de contenu, outils de curation, réseaux sociaux, social media magazine (e-magazine sur-mesure qui organise les informations d’une communauté en fonction des sources et sujets d’information préférés. Exemple : Flipboard, Google Current, Zite,…) , plateforme de partage, fournisseurs d’accès à Internet,… autant d’acteurs qui le plus souvent à défaut de produire, relayent l’information, captant ainsi une audience qui auparavant s’informait directement à la source, auprès des médias traditionnels. Le récepteur joue également un rôle actif dans cette nouvelle organisation du marché de l’information dans la mesure où il peut à la fois être producteur de nouvelles et tenir un blog par exemple mais aussi relayer et recommander l’information à travers les réseaux sociaux, les outils de curation (« Si tout le monde ne devient pas journaliste, chacun peut aujourd’hui être un passeur de nouvelles. » Eric SCHERER, A-t-on encore besoin des journalistes ? : manifeste pour un « journalisme augmenté » PUF - 2011).  L’institut Pew Research Center estimait ainsi en 2010 que « 37% des internautes américains avaient soit contribué à la création de nouvelles, soit commenté ou relayé la diffusion via les outils du Web 2.0 ».

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Le plan de communication: Définir et organiser votre stratégie de communication

16 octobre, 2013 16 octobre, 2013   16 octobre, 2013 0 commentaire

Le plan concrétise la stratégie de communication de l'entreprise. Il en indique les objectifs, définit les messages, sélectionne les cibles, délimite les moyens.

Dans le contexte contemporain de changement : mondialisation, accélération des échanges, phénomènes de crise, le plan de communication évolue. Cependant, il reste le pivot central de toute communication d'entreprise digne de ce nom.

Appuyé sur de nombreux exemples concrets et précis, cet ouvrage, le premier sur ce sujet pourtant capital, constitue un guide d'élaboration du plan de communication externe dans une perspective opérationnelle. Comment rédiger un plan de communication ? Comment le faire reconnaître dans l'entreprise, comment le piloter et le mettre en oeuvre ? Autant de questions auxquelles ce livre apporte des réponses claires tirées d'une longue expérience en communication d'entreprise. Il s'adresse aux cadres des entreprises et des organisations ainsi qu'à l'ensemble des étudiants en communication.

Sommaire

Concevoir le plan de communication. Le plan de communication dans l'entreprise. Les préalables au plan de communication. Les différentes formes de communication. Réaliser le plan de communication. L'audit : première phase du plan de communication. Définir l'objectif. Messages, cibles et moyens. Piloter et suivre le plan. Les plans thématiques. Les plans par cible. Les plans par thème. Les plans liés à un projet ou à un événement. Le plan de com des associations. Le plan de com des organisations publiques

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Les cinq mythes sur les Influenceurs

15 octobre, 2013 15 octobre, 2013   15 octobre, 2013 0 commentaire

L’été dernier, INfluencia proposait la première RealWeb Emission de huit épisodes dédiée aux marques. Son titre ? Les Influenceurs. Un an plus tard, les mythes entourant les faiseurs de tendances ont la carapace solide.

La courtisanerie autour des opérations spéciales influenceurs n'a jamais été aussi forte. Mais sont-elles toutes efficaces et pertinentes ? C’est la question que s’est posée Salesforce Marketing Cloud en répertoriant les cinq principaux écueils qui se dressent sur le chemin de la réussite de ces programmes si prisés. Que faut-il bien cerner, analyser et comprendre, en amont comme en aval, pour façonner un Influenceur ? Réponse en cinq mythes avec Heather MacLean du blog de Salesforce Marketing Cloud et  avec INfluencia. Mythe n°1 : il n’existe qu’une seule définition de l’Influenceur Lire la suite...

Brand Culture, Développer le potentiel des marques

15 octobre, 2013 15 octobre, 2013   15 octobre, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Daniel Bô, Fondateur de QualiQuanti, il explore le potentiel créatif des études marketing et de la recherche.

Pouvez-vous nous donner votre définition du Brand Content ?

Le brand content désigne le fait qu’une marque crée ou édite du contenu. Celui-ci peut être informatif, culturel, pratique, ludique ou divertissant.

Le contenu de marque apporte de la valeur (service, information, divertissement) : il est intéressant en soi, indépendamment de l’achat du produit. Il se présente comme un don adressé à une personne, qui dépasse la fonction commerciale et vise une implication dans une expérience enrichissante.

Pourquoi être passé du brand content au brand culture ?

Le brand content est un moyen alors que la brand culture est une fin. Le fait de créer du contenu est un moyen utilisé par les marques pour développer des relations privilégiées avec les consommateurs, pour assurer leur visibilité sur le web, pour expliquer leur raison d’être. La brand culture, c’est le résultat : un univers culturel riche de sens.

En quoi le brand content est une étape vers la brand culture ?

Le brand content correspond à la prise de conscience que les marques peuvent devenir des médias en élargissant leur discours au-delà du message commercial.

Avec la brand culture, on élargit encore le regard sur la marque en s’intéressant à sa réalité multisensorielle faite d’objets, de techniques, de sons, d’implication physiologique en la considérant comme une réalité sociale partagée non exclusivement discursive. La brand culture oblige à penser la marque de façon holistique.

Selon Raphaël Lellouche, on a trop privilégié la parole, le verbe, les mots, comme étant le vecteur fondamental du sens. La représentation discursive que nous avons de la culture est un atavisme qui nous est resté de l’ère Gutenberg. Or, toute la culture contemporaine est conditionnée par les médias techniques, qui enregistrent du réel et pas seulement du symbolique. C’est fondamental parce que le sens ne passe plus uniquement par le véhicule de la parole ou de l’écriture mais se branche directement sur notre physiologie. Il a fallu une illusion fantastique pour qu’on croie que le sens passait exclusivement par la parole. Quelqu’un qui écoute de la musique avec un casque audio, ce n’est pas du discours, et pourtant, c’est déjà de la culture.

On ne comprend vraiment ce qu’est la nature culturelle de la marque que lorsqu’on a dépassé la notion de discours.

Comment voyez-vous la relation entre les marques et les artistes ?

Voici ce que dit Raphaël Lellouche dans la post-face et auquel je souscris totalement : « Aujourd’hui, on constate que les marques ont accédé au statut d’agent dans l’économie de la culture et cela même au niveau de la culture “élitaire”. C’est particulièrement prégnant dans le luxe, où les marques se font véritablement mécènes de plasticiens ou de musiciens contemporains.

Les marques sont légitimes dans cette fonction. D’abord le lien entre les artistes contemporains, les médias techniques et les marques n’est pas récent, contrairement à l’illusion rétrospective : l’art n’existerait pas sans les médias techniques, qui sont eux-mêmes portés par des marques. La musique, par exemple, est aujourd’hui un produit de l’industrie musicale, qui ne suppose pas seulement des instruments mais des studios où est produit le « sound », ce qui n’est pas tout à fait la même chose que le « son », elle suppose des médias, des investisseurs, etc. ; tandis que certains plasticiens comme Jeff Koons ou Takashi Murakami sont carrément devenus eux-mêmes l’équivalent de marques sur le marché de l’art.

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