SUIVEZ-NOUS SUR

Le Brand Content va-t-il assassiner la pub ?

3 mai, 2013 3 mai, 2013   3 mai, 2013 0 commentaire

Par Anne Magnien, Directrice Editoriale de Futur Pub.    

L’idée du colloque Futur Pub, organisé par l’école Sup de Pub Bordeaux, est de s’arrêter chaque année sur une tendance lourde de la communication, qui concerne aussi bien le marketing que les médias et qui interpelle les pros aussi bien que les étudiants sur les évolutions des métiers.

Le colloque 2013 qui s’est tenu le 11 avril a donc questionné la révolution du Brand Content avec l’aide de plusieurs conférenciers représentant des points de vue d’agence différents.

 

Un constat de départ : les acteurs qui facturent aujourd’hui du brand content aux annonceurs  sont de nature très variée, et l’on retrouve en concurrence   agences de communication éditoriale, agences média, agences de création, agences de RP,  producteurs de contenus, et même désormais régies média . Il en résulte que la définition de ce qu’est aujourd’hui le brand content varie selon le positionnement de l’agence.

Pour Laurence Vignon, présidente de la Délégation Communication Editoriale de l’AACC et  vice-présidente de l’agence Textuel La Mine, leader historique de la communication éditoriale, le brand content est uniquement du contenu éditorial, en print ou digital, mais qui se construit sur la base du réel : histoire et actualité de la marque et de l’entreprise, métiers, expertises, engagements sociaux etc. Qu’il s’agisse de Leroy Merlin, du TGV, d’Hermès, ou d’Ubisoft pour lequel Textuel vient de concevoir Ubisphère, un site de présentation des métiers destiné à l’interne comme à l’externe, l’art de l’éditorial est de raconter des histoires dans une relation durable et périodique. Un bon brand content se reconnaît à quatre qualités :

 

  • il doit être désintéressé (être intéressant avant d’être intéressé),
  • il doit être pérenne (au moins deux ans de viabilité),
  • il doit être narratif (capable de raconter de belles histoires),
  • il doit être culturel (apprendre, informer, se divertir c’est-à-dire progresser personnellement) et socialisant (j’ai envie de partager ce que je viens de voir/lire)

Lire la suite...

Réaliser un communiqué de presse

30 avril, 2013 30 avril, 2013   30 avril, 2013 0 commentaire

Réaliser un communiqué de presse par Pauline Savary

Un communiqué de presse est un outil de communication basique de l'Attaché(e) de Presse. Il s'adresse à une presse ciblée en fonction de l'image de la marque. Il est rédigé et mis en page de manière à attirer l'oeil du journaliste, toujours dans l'esprit de respecter l'image de la marque.

L'Attaché(e) de Presse réalise un "CP" lorsqu'une marque a une actualité précise ou propose une nouveauté, mais aussi, à son initiative pour proposer un produit ou un service en fonction d'un thème marronnier. Il est envoyé par mail, par courrier, par fax et/ou diffusé en ligne sur Facebook, Linked in... Certains même se prêtent à présenter une info par le biais d'une vidéo. Il devient donc animé!

La règle d'or du CP est celle des 5W (who? when? where? what? how?). Il vous faut un titre, une accroche et une structure. Il vous faut également respecter des contraintes (ex: logo, contacts presse, date...) dans la présentation. Il existe différents types de communiqués: actualité, produit/service, corporate... Cela va automatiquement influencé la mise en page et le contenu texte. Un CP produit sera plus visuel tandis qu'un CP corporate sera orienté contenu avec une présentation simple et que le CP actu sera un mix des deux.

Il est préférable de le faire court, précis, aéré et d'éviter les adjectifs à outrance et les arguments peu fondés. L'idéal est de le re-situer dans un contexte (ex: une tendance de la saison, une actualité dans les médias...) auquel le journaliste peut s'identifier ou de proposer des idées de thèmes qui seraient susceptibles de l'inspirer.

Lorsque vous envoyez un CP à un journaliste, préférez une version pdf. Conservez le texte sur un document Word au cas où un journaliste vous le demande. Joignez spontanément le visuel associé en 300 dpi en pièce jointe pour qu'il n'ait pas à vous le redemander mais n'alourdissez pas trop le poids en "Mo" du mail. N'hésitez pas à joindre un lien de photothèque ou médiathèque si vous en possédez un ou à prévenir le journaliste que vous avez l'intention de lui envoyer un dossier de visuels via We Transfer, You Send It ou autre.

Pauline Savary, Consultante RP chez Chamarel Auteur du blog : http://www.pauline-savary.com/
   

Ma journée d’attachée de presse : Julie Drean

30 avril, 2013 30 avril, 2013   30 avril, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Julie Drean, attachée de presse pour des budgets institutionnels sport, santé et politique en agence.

Comment abordez-vous la nécessité d'être en permanence connectée à l'actualité?

Mon travail c’est de maîtriser l’image de mes clients et de savoir tout ce qui se passe dans leurs univers en temps réel.

Il faut donc maitriser parfaitement le contexte pour pouvoir diffuser notre information, décider de réagir ou non, et c’est d’autant plus vrai si vous travaillez sur des sujets sensibles comme la politique, l’économie, la santé ou le sport.

Je me réveille et je me couche en regardant ce qui se passe sur twitter, je prends ma douche en écoutant la radio, je zappe sur les chaines info en me préparant, je lis les grands titres sur les sites des grands quotidiens nationaux dans le métro, et j’épluche la presse en arrivant au bureau.

La journée j’ai mon compte twitter ouvert sur mon écran, j’y jette un œil entre deux actions. Je me nourris, je twitte, je réponds, je commente, je partage, et j’envisage si l’un de mes clients peut réagir à l’actualité.

Je pense qu’on a plus ou moins besoin d’être en veille, selon les univers dans lesquels on évolue, mais il est certain que tout le monde a aujourd’hui accès au même niveau d’information, et c’est une véritable révolution pour notre secteur.

Quels  sont selon vous les bénéfices des médias 2.0 par rapport aux médias traditionnels?

Au-delà du gain de temps indéniable de l’accès à l’information instantanée, les médias 2.0 démocratisent l’accès à l’information.

L’expérience de lecture est totalement différente puisque le lecteur n’est plus passif. Premièrement il sélectionne l’information, et en choisit le ton ou l’angle journalistique. Ainsi, il consultera un site d’information conventionnel comme le figaro.fr ou un site comme minutebuzz.fr

Ensuite, ces nouveaux médias offrent au lecteur des informations complémentaires qui nourrissent le papier de fond et une expérience participative. Le lecteur peut commenter les articles, les enrichir, les partager, consulter des podcasts, catch-up ou autres liens connectés à l’article.

Pour nous communicants, c’est une source inépuisable de contenus et de nouveaux formats, qui offrent donc de nouvelles opportunités de prise de paroles : webTV, tribunes,…

Lire la suite...

Le content marketing, ou l’art de se rendre utile

29 avril, 2013 29 avril, 2013   29 avril, 2013 0 commentaire

On parle de plus en plus de content marketing. Des études récentes se sont fait l’écho de sa montée en puissance dans les budgets des annonceurs, aux Etats-Unis d’abord, au Royaume-Uni ensuite, en France aujourd’hui. Nous avons interrogé Thierry Gillmann, président depuis 2010 de Lobi, un spécialiste du secteur.

   

 

Quelle est votre définition du content marketing ?

Le content marketing consiste à gérer dans la durée une relation entre une marque et ses publics, en proposant les contenus, utiles et non directement commerciaux, qui correspondent aux étapes progressives d’engagement vers l’offre.

     

Le content marketing fait partie des priorités des spécialistes du marketing selon l'étude Econsultancy. Pourquoi ?

Les entreprises, tout particulièrement les sociétés cotées en Bourse, se sont enfermées dans la prison du court terme. Jugés à leurs capacités à apporter des résultats commerciaux instantanés, les marketeurs se sont retrouvés à multiplier des actions de « marcoms », des « coups » dont les résultats sont jugés individuellement.

Ca n’a pas de sens, et les meilleurs d’entre eux en ont bien sûr conscience. Se concentrer exclusivement sur la phase ultime de l’engagement d’un consommateur, celle où il a déjà la main au portefeuille, c’est se condamner à revenir à la chasse et à la cueillette.

Or les marketeurs ne sont pas des Néandertaliens. Ce sont fondamentalement des cultivateurs, des éleveurs. A juste titre : les résultats en terme de récolte sont très supérieurs - et aussi bien plus réguliers et plus pérennes. D’où le succès croissant du content marketing.

Quel est votre retour d’expérience des trois ans que vous avez passés avec Lobi ?

Mes intuitions se sont clarifiées et organisées. Quand je dirigeais Singapour (une agence spécialisée dans les technologies de l’information cédée fin 2006, NDLR), nous publiions déjà des contenus non commerciaux à destination des différents publics cibles. Mais pour convaincre de leur utilité, je n’avais que la confiance dont m’honoraient nos clients !

Aujourd’hui, à travers des succès et des échecs, pour des acteurs de toutes tailles, de la PME à… IBM, B2B comme B2C, j’ai acquis une bien meilleure vision  des objectifs et des méthodes du content marketing, de son intégration dans les business models et, surtout, des éléments constitutifs de son R.O.I.

Quels sont les éléments structurants du content marketing on-line ?

L’élément clé, c’est l’utilité. L’idée fondatrice du content marketing n’est pas de demander « Qu’est-ce que je vous sers ? » mais bien plutôt : « comment puis-je vous être utile ? ».

La méthode, c’est d’amener la demande à l’offre au lieu de pousser l’offre vers la demande. Il s’agit bien de marketing. La génération et la captation de cette demande se fait via un processus relationnel. Il ne s’agit pas, sauf exception, de coucher tout de suite. Il s’agit de créer une relation durable.

Lire la suite...

Content is king

26 avril, 2013 26 avril, 2013   26 avril, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil      

Lorsque Bill Gates affirmait que « Content is king », il pensait vraisemblablement plus Internet que papier. A tort, comme le démontre le Palmarès des meilleurs magazines de l’année qui illustre la force et la singularité d’un média en perpétuel renouvellement et désormais présent sur tous les supports.

Le prix du magazine de l’année qui va à « M le Magazine du Monde » est porteur de deux leçons. La première est qu’il faut savoir agir vite lorsque l’on a une vision et une conviction : il ne s’est écoulé que 3 mois entre la décision de lancer un magazine du week-end et son arrivée dans les kiosques. La seconde est qu’il ne faut pas avoir peur de l’écrit à l’heure des images et des tweets : les papiers de « M le Magazine du Monde » flirtent souvent avec les 25.000 signes !

Le fait que le prix de l’innovation couronne le mensuel « Néon » est une autre « matière à réflexion ». Etait-ce bien raisonnable pour un groupe spécialiste de la grande diffusion (Prisma Média) de lancer un magazine aux contenus très denses à destination des 25-30 ans ? La réponse semble bien être positive. Cette génération qui, contrairement à ce que l’on pense, lit beaucoup, mais gratuitement et sur écran, peut être séduite par un support payant s’il utilise tous les atouts du papier, et notamment la force de l’écriture et du visuel.

« Biba » obtient le prix « 10 années de succès » pour avoir fait progresser sa diffusion de 90% en une décennie. Comme leurs lectrices, les magazines féminins n’aiment pas trop afficher leur âge. La vérité est que « Biba » a 33 ans et plusieurs liftings réussis à son actif qui démontrent que les magazines figurent parmi les rares produits susceptibles (comme les chats) d’avoir plusieurs vies.

Que le prix de la meilleure marque magazine aille à « Elle » n’est pas une surprise. L’esprit et les valeurs de l’hebdo vivent au travers de dizaines d’éditions internationales, du quotidien Web de la mode « Daily Elle », de sites et d’applications, de prix littéraires et autres, de présences massives sur les réseaux sociaux, d’une fondation d’entreprise qui œuvre pour l’éducation et la promotion des femmes, etc. Question : une marque uniquement numérique pourrait-elle se déployer aussi largement sans perte de valeur, d’utilité et d’attachement ?

Lire la suite...

1er trophées de la réputation Syntec RP

26 avril, 2013 26 avril, 2013   26 avril, 2013 0 commentaire

Culture RP était hier, jeudi 25 avril 2013 au 1er Trophées de la Réputation organisée par le Syntec RP.

Ces Trophées de la Réputation reposent sur les résultats du Baromètre Publics-Réputation Viavoice-Syntec RP 2013.  Etude d’opinions réalisée en ligne, sur un quota de 1 003 personnes (multi-public de 18 ans et plus) du 18 au 25 février 2013.

Editée tous les 2 ans, cette étude a pour ambition d’analyser la réputation de 34 entreprises ancrées dans le marché français  selon des critères précis :

  • huit critères de l’image corporate : notoriété, confiance, qualité des prestations, responsabilité environnementale, responsabilité sociétale, responsabilité sociale, présence internationale et perspectives d’avenir.
  • six publics clés : grand public (consommateurs ou usagers), actionnaires individuels, salariés, jeunes 18-24 ans, militants des causes citoyennes et écologistes.

Thierry Wellhof, président du Syntec RP et Sandrine Auvray, administratrice du Syntec RP nous font l’honneur de présenter les différents prix  :   - Indice Général de réputation: 1er Google, 2ème Danone et 3ème Michelin. Les meilleures réputations sont acquises par des sociétés appartenant à des secteurs variés, et ayant des identités différentes. Lire la suite...

Comment devenir un pro du réseau ?

25 avril, 2013 25 avril, 2013   25 avril, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Jean-François Ruiz, fondateur de l’agence Poweron et auteur de « Réussir avec les réseaux sociaux ».     Après avoir écrit « Réussir avec les réseaux sociaux » ? Vous revenez avec une nouvelle direction, "comment devenir un pro du réseau", pourquoi ce constat?  

Je voulais aller plus loin dans la transmission de mes compétences sur le sujet. Le format du livre est intéressant, il donne des clés et des outils, mais il n'aura jamais le même impact qu'une présentation en vidéo avec des exemples et des exercices. Mon constat est que les technologies sont là aujourd'hui pour démultiplier l'apprentissage en réseau mais que nous sommes à un système archaïque quand il s'agit d'aborder la formation professionnelle. Des journées, trop longues, trop chargés, qui ne permettent pas d'actionner des résultats dans la durée.

Quelle est pour vous la définition d'un réseau?

Vaste question. Je dirai un ensemble d'entité interconnecté entre elles. Dans le contexte des relations interpersonnelles. Les réseaux sont les relations qu'entretiennent des personnes au sein de leurs ecosystèmes. Linkedin donne un très bel outils dans les linkedinlabs pour cartographier son réseau. Pratique pour y voir plus clair sur son réseau pro.

Quelles sont les bonnes raisons d'être un pro du réseautage?

J'en vois 8 que je détaille en vidéo ici : http://www.reseautage-pro.com/5-etapes-networking/

Pour résumer :

  1. Génére des opportunités business / carrière
  2. Décuple la génération de valeur
  3. Attire les bons partenaires
  4. Permet d'identifier les ressources clés
  5. Accélère le développement des projets
  6. Développe sa visibilité et réputation
  7. Augmente sa valeur sur le marché
  8. Améliore ses compétences

Lire la suite...