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Les objets intelligents nous rendent-ils bêtes ?

8 mars, 2013 8 mars, 2013   8 mars, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil    

C’est sous ce titre un rien provocateur que le chercheur biélorusse Evgueny Morozov a ouvert, dans le « Wall Street Journal », un débat qui n’a pas fini de faire des vagues. Non seulement les objets qui pensent à notre place contribueraient à faire que nous raisonnons moins bien, mais ils contribueraient aussi à normaliser notre façon de penser.

Depuis des millénaires, l’homme a pour projet de concevoir des objets ou des machines qui lui facilitent la vie et lui permettent de dégager « du temps de cerveau disponible » pour se consacrer à d’autres réflexions que celles qu’implique la multitude de petites décisions de la vie quotidienne. Rien à dire à cela : personne ou presque ne souhaite la disparition du tire-bouchon, de la machine à laver, du téléphone ou de l’ordinateur.

Selon Evgueny Morozov, les choses changent en profondeur sous le double effet de la connexion des objets à Internet et de la socialisation des informations qui nous concernent.

Quelques exemples permettent de comprendre que ces évolutions nous concernent tous. Le premier cité concerne une poubelle intelligente qui photographie ce que nous jetons, analyse nos comportements pour nous conduire à les rendre plus responsables et envoie les photos et le rapport qui nous concerne à tous nos amis Facebook pour nous porter au pinacle ou nous couvrir de honte. Dans le même esprit, on trouve aussi la balance intelligente qui twitte nos excès pondéraux à nos followers, la fourchette intelligente qui nous informe que nous mangeons trop vite, la brosse à dents intelligente qui s’indigne de temps de brossage trop courts, le pilulier qui alerte notre médecin lorsque nous oublions de prendre un médicament, ou encore les censeurs dont certains conducteurs acceptent l’installation dans leur véhicule par des assureurs qui promettent de récompenser les bons comportements. Or qui dit récompense dit aussi punition.

L’information sur Internet n’échappe pas à cette tendance : sans que nous ne nous en rendions vraiment compte, les moteurs de recherche nous proposent ce qu’ils jugent « bien pour nous » en fonction de notre sexe, de notre âge ou de centres d’intérêt et comportements de consommation qui ont été repérés et analysés au fil de nos connexions.

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Audrey Gance, ma journée de blogueuse…

7 mars, 2013 7 mars, 2013   7 mars, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Audrey Gance, blogueuse  - Blog beauté axé sur les cosmétiques et soins, le maquillage bio et les tests de produits).

     

Peux-tu nous décrire une de tes journée-types?

 

Je commence la journée en triant ma boîte mail et je me lance tout de suite après dans l'écriture d'un article et ses prises de vues (s'il s'agit d'un test produit). S'en suit la promotion de cet article sur mes réseaux sociaux et autres sites appropriés. Je prévois généralement une ligne éditoriale au mois pour savoir à l'avance quel sujet je vais traiter et j'essaie de consacrer un peu de temps dans la journée à la veille d'information, aux contacts de sociétés et à la préparation d'interviews pour ma rubrique "avis d'experts".

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La déontologie en RP par Pauline Savary

5 mars, 2013 5 mars, 2013   5 mars, 2013 0 commentaire

La déontologie en RP par Pauline Savary

Pauline Savary pour Culture RP

Il y a l'éthique professionnelle des Consultants RP. Il s'agit d'un ensemble de valeurs morales que nous nous imposons pour travailler mieux. Il existe aussi un code - oserais-je dire "d'honneur"? - auquel nous devrions tous sans exception nous soustraire, mais je crains que cela ne soit trop tard.

Combien sommes-nous à nous plaindre que notre profession est mal rémunérée? Qu'il soit question de salaire ou d'honoraires? Nous passons un temps fou à défendre la valeur de notre travail. Lorsque ce ne sont pas les agences RP, ce sont les agences digitales qui se sentent sous-rémunérées. À croire que tout le monde cherche à nous piquer notre beurre! Mais que faire face à ces agences qui acceptent de travailler gratuitement? ou au résultat? (Bonjour le Moyen-Âge!) Ces agences qui font des RP "à la carte" (si telle chose existe...)? Ces agences qui font office de showroom et vendent cela pour une bouchée de pain (ou pas) et/ou à titre d'essai (???) en faisant croire que c'est aussi efficace qu'une vraie campagne de RP?

Où se trouve la déontologie dans ce genre de pratiques? Parce que des agences qui font cela, qui travaillent "au black" et autres anecdotes surprenantes, nous en entendons parler tous les jours et cela affecte l'ensemble de notre profession. Les prospects voudront toujours faire des économies et se laisseront abuser par ce genre de deals qui ne profitent que les agences en terme d'image et qui leur font perdre du temps et de la crédibilité à eux. À croire que la santé de la réputation des agences est plus importante que celle de leur business!

Une campagne de RP demande un travail de longue haleine. Ce ne sont pas 2 portes ouvertes par an qui remplaceront tout ce travail de familiarisation des journalistes, de relances et de suivi au cours de l'année. Tant que nous n'éloignerons pas les prospects de ce mode de pensée qui repose sur les apparences, les paillettes, et le toujours-moins-cher, nous n'arriverons jamais à relever la pente et faire valoir la valeur de notre travail.

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Interview de Bruno Bérard, Directeur Général Playmobil France

4 mars, 2013 4 mars, 2013   4 mars, 2013 0 commentaire

Stratégies de marques à fort affect 1

Interview de Bruno Bérard, Directeur Général Playmobil France   Sous l’impulsion du partenariat entre Kaos Consulting et l’Argus de la presse, le Club des Brands Managers est le think thank du branding. Depuis plus de 10 ans, il réunit chaque mois 30 à 70 membres actifs dans l’objectif de faire avancer les connaissances et les pratiques du branding management.   Lire la suite...

Journée mondiale sans Facebook : so what ?

1 mars, 2013 1 mars, 2013   1 mars, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil    

Après les journées sans tabac, sans voiture, sans viande, sans achat ou sans pantalon (si, si !), voici la première « Journée mondiale sans Facebook », destinée à nous faire « réfléchir à notre cyber dépendance ». Essayons …

Vaste programme que cette journée de pénitence et d’introspection bien dans l’air du temps, si l’on songe que Facebook compte actuellement 1,06 milliards d’utilisateurs (dont 26 millions en France) et que plus de 9 millions d’applications et sites sont intégrés à ce réseau social …

Si cet appel à l’abstinence fonctionnait à 100% sur la terre entière, pour cette seule journée du 28 février, ce sont 2,45 milliards de contenus qui ne seraient pas partagés, 2,7 milliards de « J’aime » qui ne seraient pas cliqués et 350 millions de photos qui ne seraient pas téléchargées.

Les obsédés de productivité sont vraisemblablement les inspirateurs masqués de cette journée sans Facebook. En effet, selon une étude Olféo, les connexions au travail des salariés français pour des raisons non professionnelles représentent 58% des 89 minutes quotidiennement passées sur Internet au bureau. Les chiffres de cette enquête sont parlants : ce sont 26 jours de travail par an et par salarié qui seraient consacré au surf à titre personnel, soit12,4% de productivité perdue. Même si l’on ne prête qu’aux riches, il ne faut pas pour autant accabler Facebook qui, toujours selon Olféo, est durement concurrencé sur le terrain des loisirs numériques au travail par la consultation des médias, le commerce en ligne, le visionnage de vidéos, les courriels et la gestion des comptes personnels …

Ceux qui lèvent un peu plus le nez du guidon se poseront d’autres questions sur les conséquences que pourraient avoir sur leur activité la disparition soudaine, comme par magie, des réseaux sociaux. Comment veiller sur sa réputation et repérer les « signaux faibles » ? Comment développer sa notoriété auprès du plus grand nombre ou de publics ciblés ? Comment créer de la proximité, susciter de l’interactivité, transformer des clients en ambassadeurs, voire en promoteurs ? Comment réaliser ou accompagner des évènements ? Comment constituer des bases de données ?

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Interview de Ronan Boussicaud, co-auteur avec Antoine Dupin de « La marque face aux bad buzz »

28 février, 2013 28 février, 2013   28 février, 2013 0 commentaire

Il y a 4 mois, sortait le livre “La marque face aux bad buzz” aux éditions Kawa - co-écrit entre Antoine Dupin et Ronan Boussicaud.

Culture RP a interviewé l'un des deux auteurs.

Quatre mois se sont écoulés depuis la sortie du livre, pouvez-vous en tirer un premier retour pour ce sujet ainsi que pour vous-même?

Et oui déjà quatre mois se sont écoulés, pourtant le souvenir des nuits réchauffées par l'ordinateur sur mes genoux ne me semble pas si éloigné. Le livre ne se vend visiblement pas trop mal puisqu'une réédition a été publiée il y a peu. Le plan promotionnel a pas mal fonctionné, et a permis au livre de se faire connaître hors des points de ventes physiques (FNAC et Cie) ou autres librairies grâce à des articles de blogueurs influents, et ce dans un domaine très précis. Nous avions également organisé un jeu concours avec Flavien Chantrel,

« aliaz » le @moderateur (que l'on remercie !).

 

Sur le plan plus personnel, j'avoue que ce livre me sert vraiment de carte de visite. Il me permet d'être véritablement légitime sur le domaine et d'intervenir sur la thématique de la gestion de crise lors de salons, de conférences et d'ateliers pratiques. Il me permet même de participer à des manifestations de qualité, à la Cantine Silicon Sentier il y a peu, et au Palais des Congrès de

Paris très prochainement. En bonus, il m'aide à faire connaître l'agence web Useweb au-delà de notre périmètre local. Je dois avouer que mon patron est content de mentionner à nos clients qu'un de ses salariés est « auteur »;) ! Pour ma part, après avoir eu une grande appétence à l'idée de rédiger un ouvrage, je dois bien confesser qu'étrangement, c'est comme-ci ce n'était pas vraiment moi qui l'avais écris (pourtant c'est le cas, je vous rassure :P).

 

Bref, un gain de visibilité et de crédibilité dans mon travail.

La grande force de votre ouvrage réside dans son approche novatrice au travers de concepts liés à la communication, mais également à la psychologie, pourriez-vous nous parler d'un cas qui vous a le plus intéressé?

C'était précisément l'idée de départ de notre démarche avec Antoine. Les buzz et bad buzz sont des succès populaires inhérents à des mécanismes psychologiques variés et complexes qui méritent d'être connus. Sur le web social, la conception, l'application et la gestion d'une campagne reposent essentiellement sur des problématiques sociales et cognitives (attentes à un moment T, rumeurs, réception d'un message, normalisation du partage, sociabilisation dans les échanges, mémoires collectives...). Le but de cet ouvrage résidait donc non seulement dans l'approche communicationnelle pour gérer une crise sur les médias sociaux, mais également dans l'analyse intrinsèque d'un bad buzz et la compréhension des thématiques fondamentales de la sociabilité du web pour savoir anticiper ces faux pas.

L'exemple type serait celui de Cuisinella, une marque qui revendique un aspect impertinent. En sortant une publicité sur le net très « borderline », les internautes ont massivement rejeté ce spot en hurlant au scandale. Il faut dire que mettre des gens vivants dans des cercueils, tout ça pour montrer qu'il n'est jamais trop tard pour profiter d'une promotion « made in » Cuisinella, il y a de quoi se poser des questions et matière à alimenter les blogs. Après explications de la PDG (là encore, Internet permet aux entreprises de communiquer en retour), on s’aperçoit qu'à force de vouloir trop plaire et de provoquer des émotions fortes, on peut finir par se mettre les gens à dos. À trop vouloir chercher à choquer pour générer du buzz, on en oubli parfois l'essentiel, l'appréciation du public.

Quand bien même, la bonne volonté ne transparaît pas toujours comme on le souhaite.

Il a bien d'autres exemples dans le livre, et de nouveaux depuis sa publication. Pour faire une session de rattrapage, je vous propose de jeter un œil à la présentation qui reprend les idées principales du livre;) !

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Valentine Petit attachée de presse musique, freelance à Londres

26 février, 2013 26 février, 2013   26 février, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Valentine Petit, attachée de presse « musique », freelance à Londres

Depuis votre expatriation à Londres il y a environ 2 ans avez-vous aujourd'hui une journée type ?

Tout l'intérêt de ce métier est là : il n'y a pas de journée-type. Je travaille avec parfois plusieurs mois d'avance sur la sortie d’un album ou d’un single pour mettre en place un plan de communication, la rédaction de communiqués et autres dossiers de présentation destinés à promouvoir le produit. Disons qu'une journée-type hors période de promotion où l’on enchaîne les interviews, consiste en la rédaction de dossiers de presse et communiqués, la relance des médias, la gestion des demandes de presse au quotidien et bien évidemment la communication via les réseaux sociaux. Mon premier geste le matin est de prendre connaissance des derniers messages postés par mes artistes, leurs fans, les médias et plus largement les différents intervenants du milieu du spectacle sur Twitter et Facebook, et d’y répondre ou relayer les informations. Je poste moi-même des news tous les jours avec des messages différents selon les cibles, cette activité « sociale »occupe une bonne partie de ma journée.

Selon vous que faut-il avoir comme qualités pour travailler dans ce domaine quand on vient de France? Et pourquoi là-bas?

C’est avant tout un métier de passion et conviction, qui requiert également des connaissances techniques en stratégie marketing et relations presse. Il est aussi utile de comprendre le fonctionnement des réseaux de production et distribution. C’est également un domaine où il faut faire preuve de beaucoup de rigueur dans le choix des messages et leur mode de distribution, le but étant de transmettre l'information et non pas de la faire. Les qualités personnelles nécessaires sont la disponibilité, le sens du relationnel et la détermination. Le fait d'être mélomane est un plus évidemment. Enfin je pense qu’il est plus facile de promouvoir des artistes auxquels on croit et que l’on aime, j’ai cette chance puisque j’ai choisi les artistes avec lesquels je travaille. La condition essentielle lorsqu’on vient de France est la maitrise de la langue anglaise, mais aussi une bonne connaissance du marché musical anglais et européen, et l’identification des médias les plus adaptés au type de musique que l’on cherche à promouvoir. Pourquoi le Royaume-Uni ? Parce que c’est le berceau du rock ! Londres est une ville qui vibre au rythme de la musique, c’est un carrefour culturel plein de métissages avec malgré tout un rayonnement international, et un marché beaucoup plus diversifié que le marché français.

Quelle est selon vous l’importance des relations presse dans le domaine de la musique dans une stratégie de communication ?

Les relations presse sont essentielles mais s’inscrivent dans une stratégie de communication globale et ne peuvent fonctionner sans un plan média réfléchi et structuré. Les RP lancent et soutiennent une campagne tandis que la créativité et l’interaction avec le public vont la relancer constamment, par le biais des réseaux sociaux notamment grâce aux campagnes de teasers sur Youtube, et aux messages relayés entre médias, fans et artistes sur Facebook ou encore Twitter.

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