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Toute la presse a besoin de mon marchand de journaux

22 février, 2013 22 février, 2013   22 février, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil

La fermeture de points de vente de presse, ce n’est pas un peu du monde d’Amélie Poulain qui s’en va, mais un enjeu de premier plan pour toute la presse et ses lecteurs.

Après - 5,10% en 2010 et - 5,4% en 2011, le nombre d’actes d’achat de presse chez les marchands de journaux a de nouveau reculé de 6,2% en 2012 selon Presstalis. L’année dernière, 128 actes d’achat étaient réalisés en moyenne chaque jour dans un point de vente, avec un « panier moyen » de 1,38 exemplaire pour un montant de 2,90 euros.

Ces tristes chiffres illustrent la spirale infernale de la vente au numéro.

Le faible montant du panier d’achat démontre l’importance du rôle des quotidiens et des hebdos de grande diffusion (presse TV, magazines peoples …) pour faire entrer régulièrement les consommateurs dans les points de vente et générer des achats d’impulsion complémentaires. Mais ces titres sont durement concurrencés par Internet et, dans le cas des quotidiens, de plus en plus souvent absents des points de vente pour cause de grèves à répétition. Les consommateurs de presse moins nombreux et moins réguliers dépensent moins, ce qui a des conséquences directes sur les revenus des marchands de journaux (130 euros en moyenne de chiffre d’affaire presse par jour, avec moins de 25% de marge !) et se traduit par des fermetures de points de vente. Sans kiosque ou magasin de presse à proximité de leurs lieux de passage habituels, les lecteurs potentiels se découragent. Et la boucle est bouclée.

Les éditeurs ne restent pas inertes en attendant que les Pouvoirs publics, distributeurs, dépositaires et diffuseurs trouvent des solutions. Mais leurs marges de manœuvre sont limitées.

Pour ne pas perdre le contact avec leurs lecteurs lorsque leurs journaux sont empêchés de paraître, les quotidiens les mettent gratuitement à disposition sur Internet, ce qui est louable mais peut donner de mauvaises habitudes.

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Twittus Politicus

21 février, 2013 21 février, 2013   21 février, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Antoine Dubuquoy, co-auteur avec Nico Prat, du livre Twittus Politicus, décryptage d’un média explosif.

Qu'est ce qui vous a poussé à écrire ce livre?

Le livre est né d’une envie de comprendre l’engouement des politiques pour Twitter. Et de chercher à en expliquer l’impact réel sur le débat politique, mais aussi sur le mode d’expression des acteurs de la vie politique. Enfin, nous nous sommes interrogés, Nico Prat et moi, sur le décalage entre la notoriété acquise par le réseau social depuis l’affaire DSK, le fait qu’il soit constamment mentionné dans les médias traditionnels sans pour autant que le grand public ne s’en empare massivement. La percée de Twitter chez les ados a été constatée à la fin de l’été 2012, et aujourd’hui il ne compte qu’un peu plus de 5 millions d’utilisateurs en France, contre plus de 25 millions pour Facebook.

Selon vous, quelle est la force de Twitter par rapport aux autres médias sociaux?

La force de Twitter réside dans sa simplicité apparente, et surtout dans la contrainte des 140 caractères du tweet. C’est une école de la concision. Il faut pour avoir de l’impact avoir le sens de la formule et de la répartie. C’est un pur outil de conversation. Cela étant, j’insiste sur le mot “outil”. Twitter est d’un usage totalement polymorphe. Il se plie à toutes sortes de besoins. On peut s’en servir pour de la veille, de la conversation, de la diffusion d’informations. Il est utilisé aussi bien par des célébrités que des anonymes. On n’y sent pas la pression des marques ou de messages publicitaires car chaque utilisateur peut modeler sa TL (timeline) comme il l’entend.

Comment les médias traditionnels se positionnent-ils par rapport à Twitter ?

Il est intéressant d’analyser l’évolution de la perception de la nature de Twitter depuis 2 ans. Pendant les comparutions de DSK devant la justice américaine, des chaînes françaises demandent à leurs envoyés spéciaux de ne pas diffuser leurs informations sur Twitter en premier, pour des raisons contractuelles. Le CSA s’en émeut et recommande de ne citer ni Twitter ni Facebook puisque ce sont des marques commerciales, mais de dire “les réseaux sociaux”. Des usages se sont mis en place, d’abord spontanément comme le live tweet (LT) d’émissions de télévision (La Nouvelle Star, The Voice, L’Amour est dans le Pré, etc.), puis orchestrés par des agences. Aujourd’hui, les chaînes de télévision elles-mêmes ont intégré le LT dans le programme, avec diffusion des tweets à l’antenne. Les journalistes se sont appropriés Twitter et entrent en relation directe avec leurs publics. Twitter est devenu un média complémentaire, qui peut être utilisé soit en accompagnement d’un média classique soit à l’extrême en média de substitution pour accéder à de l’actualité chaude.

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Culture RP a rencontré Emeline Leca, Community Manager de l’Agence FLAG

19 février, 2013 19 février, 2013   19 février, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Emeline Leca, Community Manager de l’Agence FLAG

Comment êtes-vous devenu Community Manager ?

Un peu par « hasard ». C’était il y a 4 ans, le métier de Community Manager commençait à être mieux connu des professionnels du secteur et était en plein expansion. J’étais en première année de Master ;  j’écrivais un mémoire sur l’utilisation des réseaux sociaux en marketing et j’ai décroché mon premier stage dans une agence web. Ensuite, j’ai continué un Master 2 en école de communication, et après deux stages dans ce domaine (en agence et chez l’annonceur) qui m’ont vraiment plu, c’est devenu mon métier.

Quelles sont les qualités que requièrent un bon CM ?

  • Etre curieux, il faut être en veille permanente, lire beaucoup de tout, s’intéresser à l’actualité, aux nouvelles technologies, aux dernières campagnes de communication.
  • Avoir un excellent relationnel : car il s’agit avant tout de gestion et de dialogue avec sa communauté, les relations doivent être pérennes.
  • Posséder une jolie plume : c’est avant tout de la communication écrite, il faut soigner ses accroches, ses tweets, ses statuts.... Un Community Manager qui ne maitrise pas la langue française décrédibilise la marque pour laquelle il est porte parole sur les médias sociaux.
  • Savoir s’adapter : il faut pouvoir s’approprier une marque, se faire accepter par la communauté et surtout être crédible sur le sujet sur lequel il communique, encore une fois, le Community Manager est la voix de l’entreprise sur les réseaux sociaux.
  • Être pédagogue : lorsqu’il est intégré à une agence RP (comme c’est mon cas aujourd’hui), l’activité de Community Manager reste encore peu connue pour les métiers classique de la communication, il est donc important de sensibiliser son entourage professionnel aux objectifs et résultats que l’on peut obtenir avec un bon community management.
  • Être réactif et proactif, toujours.

Quelle est votre journée type ?

Je n’ai pas vraiment de journée type, mais généralement cela commence par de la veille, ensuite, parfois en fonction de l’actualité, je tweete des infos qui me semblent pertinentes sur le compte Twitter de l’agence.

Ensuite je fais un point sur ma TO DO de la journée : rédaction du planning éditorial, bilan Facebook (le KPI, l’ennemi du Community Manager), animation des différentes pages Facebook/comptes Twitter des clients. Mise à jour du site de l’agence, selon les besoins. Organisation de jeux concours Facebook.

Lorsque l’agence est en compétition je suis en charge de développer la partie social media des recommandations stratégiques.

Je suis un peu un électron libre, c’est moi qui time mes journées selon les tâches que j’ai à réaliser et les deadlines qui me sont fixées.

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Réussir son passage dans les médias

18 février, 2013 18 février, 2013   18 février, 2013 0 commentaire

L’essor des nouveaux médias et la multiplication des chaînes de télévision, a créé autant d’occasions de s’exprimer face caméra ou sur des plateaux de télé, pour des intervenants qui n’en ont pas forcément l’habitude. Ainsi, chefs d’entreprise, commerçants, élus, leaders syndicaux, représentants d’associations et plus généralement, toute personne ayant un message à véhiculer ou encore, appelée à témoigner de sa propre expérience, se doivent d’être clairs, concis et convaincants.

Quel que soit le contexte, s’exprimer en télévision peut être impressionnant, tant cette exposition suppose de maitriser à la fois son discours et son image. Il se peut même qu’un témoignage soit requis sur fond de crise, situation stressante dont l’enjeu est crucial. Il est donc préférable de se préparer à cet exercice, de manière à être opérationnel le moment venu.

C’est ce que propose le media training, traditionnellement mis en œuvre par des agences de relations presse ou des sociétés spécialisées. Dans un premier temps, elles vont aider les néophytes à préciser le contenu de leur message, ainsi que l’axe de leur prise de parole afin de nourrir l’actualité d’un regard nouveau. Il s’agira de définir le contenu de l’intervention afin qu’un message clair puisse être identifié à l’issue de l’intervention.

Les agences font en outre appel à des journalistes pour enseigner les secrets de l’interview. Ils détaillent les qualités qui conditionnent la réussite d’un entretien, et les contraintes liées à l’exercice. Il s’agit d’enseigner les bonnes réparties, le bon rythme, les bonnes intonations. Le candidat doit savoir maîtriser son image, son attitude, son regard, sa gestuelle, mais encore faire passer son message sans se laisser déstabiliser. Quitte à le mettre dans les conditions les plus rudes, ne lui épargner aucune question perfide !

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Nominations de Journalistes Presse-Web-Audio TV Janvier 2013

15 février, 2013 15 février, 2013   15 février, 2013 0 commentaire

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Le rayonnement de Didier Gras Communication

14 février, 2013 14 février, 2013   14 février, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Benjamin Zehdner co-dirigeant de l’agence Didier Gras Communication.

   

En 27 ans, Didier Gras Communication a tissé de solides réseaux avec la presse nationale, spécialisée et régionale. Quelle est aujourd'hui la spécificité de Didier Gras Communication?

 

L’agence a trois spécificités. D’abord, elle appartient à un groupe de communication transversale, Netco Group, un énorme avantage qui lui permet d’aller chercher des compétences pointues pour les problématiques de ses clients autres que RP. Ensuite, elle a une vraie capacité à travailler à l’international. Le premier client de l’agence est anglais. L’agence peut aussi bien faire connaître une entreprise étrangère sur le marché français et européen (l’agence a travaillé pour Motel 6, une marque de motels américains) que faire parler d’une marque française sur les marchés anglais, allemand ou américain en s’appuyant sur le réseau Icom. Enfin, nous travaillons globalement sur l’opinion et l’influence. Les relations presse y jouent un rôle stratégique mais ne sont pas le seul outil.

   

L’agence propose aussi des relations publiques, de la veille, des guides de discours, des études, du personal branding, des RP digitales et de la gestion de crise. Pour résumer, nous souhaitons faire de nos clients un sujet permanent de conversation positive.

Vous-même depuis combien de temps travaillez vous dans cette agence?

J’ai commencé à l’agence en 1994 en tant que stagiaire. 19 ans plus tard, je la co - dirige avec deux associées qui ont 13 et 11 ans d’ancienneté dans la société. Cette antériorité est une vraie force.

Comment œuvrez-vous pour améliorer les usages des relations presse?

Rien ne m’importe plus que d’améliorer l’image des RP, une image qui est encore loin d’être positive notamment auprès des journalistes notre premier public ! La crise et l’explosion de l’utilisation des réseaux sociaux sont une chance historique de montrer combien ce métier est devenu essentiel dans les stratégies de communication. En 2013 plus que jamais, on loue et on redécouvre les valeurs de la relation, de l’interaction, de l’échange de contenus, de l’influence et du soft power, des techniques que connaissent bien les RPistes ! A l’agence nous cherchons à faire évoluer notre métier vers une gestion intégrale de l’opinion en utilisant des outils plus adaptées aux attentes d’aujourd’hui.

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Relations Presse, le goût du sur-mesure

12 février, 2013 12 février, 2013   12 février, 2013 0 commentaire

Et si, après l’ère de l’industrialisation des relations presse, de l’automatisation d’un maximum de tâches et de la mise en place de « forces de frappe » massives, on redécouvrait le plaisir du sur-mesure ?

Je suis chaque jour étonnée de constater combien, à long et moyen termes, le qualitatif l’emporte sur le quantitatif.

Bien entendu il faut des fichiers nourris et exhaustifs, bien entendu il faut des logiciels puissants permettant de trier et de gérer… c’est indispensable à la bonne efficacité des relations presse… Mais on est là tellement loin de la relation.

Nous n’avons plus le temps de rien ? Prenons le temps pour le meilleur ! Appeler un journaliste et lui organiser une journée découverte sur mesure, l’inviter, à l’étranger, sur un salon majeur de son domaine pour lui permettre de nourrir son expertise et ses articles, lui faire découvrir un process de fabrication original et l’inscrire dans une enquête marché, le faire participer à des ateliers de travail prospectifs…

     

Vous pensez que tout le monde le fait ? Loin s’en faut ! La mini vague de RP Lowcost apparue ces deux dernières années proposait tout à fait l’inverse : l’envoi massif, par mail, d’infos formatées. Et mine de rien, nombreux sont ceux qui pensent aujourd’hui que cela peut encore fonctionner… Sur un coup peut-être… sur le long terme impossible.

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