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L’exception des RP françaises

16 avril, 2013 16 avril, 2013   16 avril, 2013 0 commentaire

L’exception des RP françaises par le blog-relationspresse.com de Sandrine Charpentier, directrice de l'agence SC Conseil

Lorsque votre agence est missionnée par des clients internationaux pour initier une campagne médiatique sur le territoire français, il vous faudra composer avec leur culture souvent très anglo-saxonne des RP. Une prise de conscience sera donc vite nécessaire pour apporter à vos clients un éclairage pédagogique sur l’exception RP à la française.

Quelle sont les grandes différences entre méthodes et pratiques RP en France, comparé aux RP à l’anglo-saxonne ?

J’ai personnellement fait de nombreuses recherches pour pouvoir fournir un éclairage documenté sur le sujet et j’avoue avoir été surprise de ne trouver aucune information détaillée accessible sur le net. Il semblerait que la question ne soit pas une préoccupation majeure de notre profession...

Et pourtant, bien connaître ce qui différencie nos pratiques de celles de nos confrères Outre-Atlantique me semble aussi un moyen de comprendre les enjeux internationaux de notre profession qui, il faut se l’avouer, tend à évoluer vers le modèle anglais ou américain.

En quelques points, je vous propose de vous livrer quelques grands principes issus de mes recherches, qui mériteraient bien entendu d’être nourris par des témoignages d’experts des Relations Publics à la fois en France, au UK et aux USA. C’est la prochaine étape de mes investigations, rendez-vous prochainement sur ce blog pour les découvrir !

3 exemples de différences entre RP à la française et RP à l’anglo-saxonne :

  • En France, les Radio days n’existent pas !

Le Radio Day, c’est une pratique bien connue aux USA et au UK lorsqu’il s’agit de médiatiser une actualité qui soit suffisamment « grand public » pour intéresser les radios généralistes nationale et/ou régionales. Le Radio Day est un tour des rédactions de radio, orchestré par l’agence RP pour son client, avec la présence du client, d’un VIP ou ambassadeur de la campagne media et de l’attachée de presse. Ceux-ci se déplacent dans les rédactions des radios pour des interviews sur l’actualité qui fait l’objet d’une campagne RP. Avec bon nombre de retombées audio à la clé !

  • TV Satellite Tour : à l’assaut des plateaux TV

Le TV Satellite Tour, c’est aussi une pratique courante dans les pays anglo-saxons. Cette dernière consiste, à l’instar du Radio Day, de tenter de décrocher un maximum d’interview du porte-parole de la marque ou de son VIP sur des plateaux TV. Certaines agences sont spécialisée dans cette démarche et travaillent en partenariat étroit avec les agences de RP traditionnelles pour orchestrer ces campagnes grâce à des contacts bien établis dans les différentes rédactions en charge des shows live. Il faut dire que les live shows et les reportages « conso » sont bien plus nombreux sur les chaines de TV US et UK qu’en France ! Autant d’opportunités aue les agences RP outre-Atlantique peuvent saisir contrairement à la France où le paysage médiatique est plus axé sur la Grande Actualité et moins sur la promotion d’informations vouées à des fins marketing et commerciales…

Un exemple ici : http://www.4mediarelations.co.uk/

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La communication de Régionsjob

15 avril, 2013 15 avril, 2013   15 avril, 2013 0 commentaire

Gwénaëlle Quénaon-Hervé, directrice générale adjointe de RegionsJob, site de gestion de carrière sur internet (4,2 millions de visites mensuelles – source OJD Juin 2012 ; 1 619 000 visiteurs uniques – source Médiamétrie/Netratings – Juin 2012), a accepté de nous faire partager son expérience en matière de stratégie RP. Co-fondatrice de cette entreprise née en 2000, elle a occupé précédemment le poste de directrice de la communication et continue aujourd’hui de superviser les activités liées à la communication (relations presse, éditorial en particulier) ainsi que le département de développement et les pôles experts sur les métiers spécifiques du web.

RegionsJob se positionne en tant qu’expert des problématiques de recrutement et de formation. Pouvez-vous nous parler des spécificités de ce secteur sur le plan de la communication, et plus particulièrement au niveau des relations presse ?

Ce qui nous distingue de nos concurrents est notre positionnement régional (le site se décline en 8 régions). Avec cette approche de proximité, nous nous adressons à tous les publics, cadres comme non cadres. Notre communication est axée sur l’épanouissement global, pas uniquement l’accomplissement professionnel : nous mettons l’accent sur la conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée. Ainsi, nous avons la volonté d’apporter un message positif sur ce sujet particulièrement sérieux qu’est la recherche d’emploi. Dans notre dernière campagne par exemple, nous avons souhaité éviter d’accentuer la morosité ambiante car même si le contexte est difficile, nous constatons que des entreprises continuent à recruter.

Au niveau relations presse, à la naissance de l’entreprise en 2000, nous étions tout petits et on ne parlait pas autant de nous que certains autres de nos concurrents dans les médias. Ma tactique à l’époque a donc été de proposer aux journalistes des informations sur l’activité économique en région : chiffres, statistiques et tendances. Au fur et à mesure de notre développement, nous avons voulu accentuer ce positionnement d’expert au niveau de l’emploi et de la formation. Nous sommes aujourd’hui très positionnés sur l’emploi en ligne en général et sur les questions liées à l’identité numérique et l’image employeur en particulier. Notre stratégie RP a toujours été le reflet de ce que nous mettions à la disposition des candidats : nous réalisons des enquêtes qui vont aider les personnes en recherche d’emploi ou de formation, et par ricochet, celles-ci nous permettent d’avoir une belle visibilité médiatique. Dans tous les contenus que nous proposons, nous ne faisons pas de publicité pour nos produits, ni pour nos clients, nous voulons garder une réelle neutralité.

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La presse, moteur du développement des e-books

12 avril, 2013 12 avril, 2013   12 avril, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil

En France, les e-books ne représentent que 0,6 % du marché global du livre, alors plus de 100.000 œuvres sont disponibles en format numérique, que 3,6 millions de tablettes (contre 1,5 million en 2011) et 300.000 liseuses ont été vendues en 2012 et que 41 % des possesseurs envisagent de lire des e-books. La presse commence à comprendre qu’elle a une carte à jouer.

Bien sûr, les ventes de e-books en France ont progressé de 80% entre 2011 et 2012 et le CA des livres numériques pourrait représenter 3% du marché du livre en 2015. Mais nous sommes très loin des Etats-Unis où un livre vendu sur cinq l’est en format électronique, ou de la Grande-Bretagne où les e-books représentent déjà 13% des ventes.

Les raisons sont connues : des prix souvent supérieurs à ceux des livres de poche qu’expliquent les différences de TVA et le désir des éditeurs de maximiser leurs marges ; le souhait légitime des professionnels de préserver le réseau des libraires ; la difficulté de promouvoir les e-books sans budget publicitaire ni mise en avant dans les points de vente.

Sans bruit, les éditeurs de presse testent le marché. En 5 ans, Médiapart.fr a publié une trentaine de e-books sur différents sujets d’actualité ; « Sud-Ouest » s’est lancé il y a 2 ans sur le thème du rugby et vient de transformer l’essai avec « L’affaire Cahuzac » ; « Libération » a publié l’année dernière 5 livres numériques dédiés à la présidentielle ; « Le Figaro » est en pleine promotion d’un livre numérique consacré aux débats sur le mariage homosexuel ; « Paris Match » fait le buzz avec un e-book consacré à son enquête sur le tableau « L’origine du monde » ; Atlantico.fr fête son deuxième anniversaire avec le lancement, en partenariat avec les éditions Eyrolles, d’une collection originale de résumés de livres conçus pour mobiliser 30 à 50 minutes d’attention …

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Comment communiquer dans une école?

11 avril, 2013 11 avril, 2013   11 avril, 2013 0 commentaire

L'école de commerce BEM (Bordeaux Ecole de Management) est une école dynamique de la région Aquitaine qui propose un parcours entièrement à la carte pour les étudiants. La communication de l'école se veut créative et moderne, Stéphanie Dulout, la Directrice Communication, nous en explique les différentes facettes.

Quel a été votre parcours avant de devenir Directrice de la Communication à BEM ?

 

Je suis diplômée de l'ESC Bordeaux 1996 que j'avais intégrée après un DEUG de Sciences Economiques et Sociales. Avant de rejoindre BEM en 2008, j'avais plutôt un profil "marketing/commercial" très orienté sur les industries IT notamment jeux vidéo, les services mobiles, web analytics. J'ai eu la chance de travailler dans des environnements extrêmement dynamiques et multiculturels. J'ai toujours plutôt privilégié les entreprises de taille moyenne ( 50 à 300 salariés) car j'aime la polyvalence que ce type de structure requiert de ses équipes.

   

Quels sont les principaux avantages et inconvénients à travailler dans une école de commerce, notamment en termes de liberté/marge de manœuvre concernant la communication ?

Travailler dans une Ecole de Commerce, c'est d'abord travailler dans l'Enseignement Supérieur. Le profit n'est pas l'objectif ultime, nous avons de nombreux indicateurs qualitatifs à commencer par l'employabilité et le bien être de nos étudiants et de notre staff. Ce "sens" à mon travail" est quelque chose que je considère comme précieux et que je cherchais à trouver, passé mes 35 ans. Une Ecole, c'est aussi une organisation complexe qui s'adresse à de nombreux publics. Je n'avais encore jamais eu à m'intéresser à autant de "cibles". On s'intéresse aux étudiants en recherche de formation, à ceux dans l'école, au staff de l'école, aux entreprises, aux partenaires académiques, aux média, aux institutions...

Dans mon cas, le poste est très vaste et très complet puisqu'il englobe la stratégie de marque, la communication corporate, la communication interne, le marketing promotionnel, le commercial et la gestion des concours. dans une même journée, on peut échanger sur un plan media 360° avec une agence, exprimer les besoins pour un développement d'application mobile, travailler sur le projet de futur site internet, préparer un salon international ou une journée porte ouvertes, répondre à des journalistes, rencontrer des étudiants sur un projet de Buzz, finaliser un brief pour un tournage vidéo, analyser des retours de campagnes adwords...

Le poste et très varié et je considère que j'ai de bons moyens pour travailler tant sur le plan humain que budgétaire. J'ai la chance de manager une équipe expérimentée et de pouvoir m'entourer de prestataires compétents. Je reporte directement à la Direction Générale.

Concernant l'autonomie, il faut considérer la gouvernance externe de l'Ecole. Dans le cas de BEM, l'école est depuis 1874 sous la tutelle de la CCI de Bordeaux. Cela implique donc que nous soyons totalement soumis aux validations des Directions et des Elus concernant les grandes décisions managériales, budgétaires et stratégiques. En devenant KEDGE Business School, l'Ecole prendra son "autonomie" car la CCI Bordeaux externalise l'établissement qui deviendra Association à but non lucratif. Ce changement de statut impliquera certainement une plus grande autonomie du poste.

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La presse hebdomadaire régionale toujours bien présente !

9 avril, 2013 9 avril, 2013   9 avril, 2013 0 commentaire

Culture RP a souhaité se pencher de plus près sur le métier de journaliste en presse hebdomadaire régionale. Nous avons ainsi recueilli le témoignage de Samuel Sauneuf, 33 ans, rédacteur en chef du Pays Malouin. Ce titre de PHR paraît chaque jeudi à 10 800 exemplaires, touche environ 38 000 lecteurs et est distribué sur la région de St-Malo.    

Quelles sont selon vous les spécificités du métier de journaliste en presse hebdomadaire régionale ?

On demande avant tout à un journaliste de PHR de s'intéresser à son territoire et aux gens qui y vivent. Il est les yeux, les oreilles et le porte-parole de ce qui s'y passe.

Un journaliste de PHR est généralement très polyvalent. Nous pouvons très bien traiter un sujet économique le matin, culturel le midi et couvrir un fait-divers le soir. C'est d'ailleurs ce qui fait la richesse de ce métier. Il offre une vue panoramique de l'actualité locale. Même si nous avons tous nos préférences et nos domaines de prédilection, nous ne sommes pas spécialisés. Cela suppose des compétences et une culture générale élargies

Le localier est également proche de ses lecteurs. C'est un avantage, cela offre une vraie richesse humaine mais c'est aussi une difficulté. Je prends l'exemple d'un fait-divers de dimension nationale qui se passe sur notre secteur. De par la connaissance de son territoire et des gens qui y vivent, un journaliste de PHR aura accès plus facilement à certaines informations, contrairement à un journaliste débarqué depuis Paris. Mais ce dernier, une fois son enquête effectuée et son article rédigé, va rentrer tranquillement dans la capitale. Le localier, lui, est attendu au tournant le jour de parution. Son article sera lu et décortiqué. La responsabilité de ce que nous écrivons est d'autant plus importante. Ce jour-là, en allant chercher son pain avec ses enfants, il pourra également croiser dans la rue des personnes directement concernées par l'affaire évoquée. Cette proximité, comme vous pouvez l'imaginer, n'est pas toujours simple à gérer.

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Médias sociaux : 3 enseignements du rapport Technorati Media 2013

8 avril, 2013 8 avril, 2013   8 avril, 2013 0 commentaire

Médias sociaux : 3 enseignements du rapport Technorati Media 2013 par Olivier Cimelière, communicant 2.0

Depuis plus de 10 ans, le rapport annuel de Technorati, moteur de recherche américain spécialisé sur les blogs et régie publicitaire, est épié avec fébrilité par les acteurs des médias sociaux. Initialement baptisé « State of the Blogosphere », il mue cette année en « Digital Influence Report » pour mieux refléter les mécanismes à l’œuvre dans l’univers du 2.0. La cuvée 2013 est à nouveau riche en enseignements pour les entreprises et les marques dans leurs stratégies d’influence numérique.

Le « Digital Influence Report » de Technorati est une compilation de 3 études menées par la société américaine auprès de consommateurs, d’influenceurs et de responsables marketing issus des agences et des annonceurs aux Etats-Unis. Bien qu’il soit centré uniquement sur ce pays, le rapport n’en est pas moins pertinent sur les tendances du moment et celles à venir tant les USA ont une longueur d’avance en matière d’usage et d’intégration des médias sociaux dans les stratégies de communication. Une pertinence qui repose en outre sur des réponses fournies par plus de 6000 influenceurs, 1200 consommateurs et 150 professionnels du marketing.

Enseignement n°1 : Les marques disent oui au social mais...

L’évidence saute aux yeux. Les médias sociaux ne sont plus regardés comme une « terra incognita » par les marques étudiées par Technorati. 91% d’entre elles sont présentes sur Facebook et son milliard d’abonnés. Twitter et YouTube talonnent ensuite la plateforme de Mark Zuckerberg avec respectivement 85% et 73% de marques actives. Ensuite, on note un léger décrochage pour les autres outils sociaux à disposition : 41% pour Pinterest, 33% pour Linkedin, 32% pour les blogs, 29% pour Instagram et 26% seulement pour Google +. Lequel s’échine pourtant fortement pour recruter des marques sur son réseau lancé en 2011.

Côté investissements dans le numérique, les budgets commencent quelque peu à devenir significatifs avec 30% d’annonceurs qui consacrent annuellement entre 1 et 10 millions de dollars et 22% entre 10 et 25 millions de dollars. En revanche, la barre des 100 millions n’est franchie que par 10% des annonceurs. Mais à regarder de plus près la ventilation des sommes dépensées, un paradoxe saute aux yeux. Les médias sociaux sont réduits à la portion congrue en ne captant que 10% des montants globaux alloués au digital. Le reste est majoritairement attribué au display (bannières et autres formats publicitaires), au référencement et la production vidéo. Des canaux où la dimension conversationnelle est moindre.

Cette frilosité à s’extirper des approches communicantes unilatérales souligne qu’il reste encore du chemin à parcourir pour que les marques s’impliquent davantage dans la conversation avec leur écosystème que dans la promotion intensive. Autre preuve que le social est encore sous-exploité : la prééminence de Facebook dans les dépenses sur les réseaux sociaux. A lui seul, le réseau accapare 57% des dépenses purement 2.0. Twitter et YouTube enregistrent 13% chacun et plus loin derrière encore, les blogs avec 6%. Autant dire que la marge de progrès demeure même si les annonceurs estiment que leurs dépenses dans ce secteur seront amenées à croître de 37% dans les années à venir.

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