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Interview de Emilie Melloni-Quemar, Relation presse manager, de l’Agence Anonyme Paris

13 novembre, 2012 13 novembre, 2012   13 novembre, 2012 0 commentaire

Culture RP est allé à la rencontre de Emilie Melloni-Quemar, Relation presse manager, de l’Agence Anonyme Paris

Quelle est selon vous l’importance des relations presse dans une stratégie de communication ?

En effet, elles le sont! Souvent, on dit des relations presse qu'elles sont une annexe de la communication, mais je pense qu'elles sont vraiment essentielles au développement d'une marque. Si l'on s'arrête à la publicité et aux actions marketing / communication classiques et que l'on "oublie" les relations presse, on ne touche pas la cible dans sa globalité.

Je ne crois pas aux statistiques, mais je me réfère aux faits que j'observe par moi-même, ou les faits qu'observent les autres. Je suis toujours à l'écoute, à l'affût de l'information car celle-ci peut s'avérer essentielle à un moment ou à un autre. Aussi, nous sommes assaillis tous les jours par des publicités que cela soit par les magazines, les panneaux publicitaires, les publicités TV net, ou cinéma que le consommateur se noie au sein de toutes celles-ci et je ne pense sincèrement pas qu'une personne lisant un magazine se souvienne d'une publicité qui lui est passée sous le nez... Je pense que par exemple, une femme se souvient d'un produit qu'elle a vu dans les "In10spensables" de Grazia et qu'elle le dira autour d'elle avec cette petite phrase "j'ai vu ce produit dans Grazia, c'est telle marque". Notre métier, c'est de créer une proximité avec le potentiel consommateur. C'est susciter le désir du consommateur pour le produit. Les relations presse sont aussi un renouvellement de gamme, chaque semaine nous pouvons parler d'un nouveau produit de la gamme, proposer une nouvelle approche de la marque, créer un nouveau désir pour le consommateur.

Quelle est la spécificité de votre approche relations presse ?

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Vers la fin de l’information gratuite ?

9 novembre, 2012 9 novembre, 2012   9 novembre, 2012 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil

     

Baisse des recettes publicitaires, concurrence de Google, défiance croissante à l’égard des journalistes et des médias, crise économique … La presse française est confrontée à une de ces « conjonction des catastrophes » dont on ne sort que mort ou vraiment très différent. Tout indique aujourd’hui que, pour ceux qui préfèrent vivre, le salut passe par la fin des contenus gratuit.

Les audiences gratuites se monétisent mal. Proposer de l’information gratuite sur Internet a un temps été perçu par les médias comme le moyen de fédérer des audiences très importantes pour les monétiser auprès des annonceurs. Mais les éditeurs ont aujourd’hui compris que cette démarche n’était pas la bonne pour au moins 3 raisons : aussi importantes soient-elles, leurs audiences gratuites ne permettent pas de rivaliser avec celles des moteurs de recherche et des sites de services ; le prix obtenu pour un contact généré via un support gratuit en ligne demeure très inférieur à ce qui est atteint avec un support payant, notamment imprimé ; enfin, la crise est désormais bien là, et ce sont les recettes publicitaires dans leur ensemble qui baissent.

La production d’informations gratuites en ligne peut nuire aux marques médias. Lors des récentes Assises du Journalisme, plusieurs représentants de médias imprimés et Pure Players soulignaient que, lorsque l’objectif est d’être le plus souvent cliqué sur Google, la production journalistique change de nature : il faut en effet produire beaucoup et en quasi temps réel des brèves sans réelle expertise ni valeur ajoutée. Les conséquences sur l’image de la « marque mère » (et donc son achat sous forme imprimée) sont négatives : dégradation de l’image d’expert, moindre perception des fonctions d’analyse, perte d’affinité et, plus globalement, de « valeur perçue ». Lire la suite...

Etude ECCO: Quelles tendances pour les Relations Publics au niveau mondial ?

6 novembre, 2012 6 novembre, 2012   6 novembre, 2012 0 commentaire

Etude ECCO : Quelles tendances pour les Relations Publics au niveau mondial ? par Olivier Cimelière, communicant 2.0

Troisième réseau mondial d’agences de relations publics indépendantes, ECCO a dévoilé le 25 octobre à Paris, une intéressante étude sur les grandes tendances du marché des RP. A l’heure de l’explosion des réseaux sociaux, les RP s’inscrivent de nouveau à l’agenda des agences et des grandes entreprises. Résumé des faits saillants.

Pour opérer ce coup de sonde planétaire, le réseau ECCO s’est appuyé conjointement sur une étude qualitative menée auprès de 42 adhérents issus de 25 pays et sur deux rapports faisant autorité dans la profession : le « Holmes Report » édité par l’agence de consulting éponyme et l’ « ICCO World Report » réalisé par l’association professionnelle américaine International Communications Consultancy Organisation. Avec une question fondamentale : que représente exactement l’activité des relations publics au sein des différentes disciplines de la communication et quelles perspectives peut-on légitimement espérer pour les professionnels du secteur ?

Les RP sur le devant de la scène

Dans une période de crise où les budgets communication sont régulièrement taillés à la serpe, l’activité RP tire efficacement son épingle du jeu. Membre fondateur du réseau ECCO et président de l’agence Wellcom, Thierry Wellhoff s’en réjouit : « En valeur, le marché global des RP s’établit autour de 10 milliards de dollars en 2011 soit une hausse de 8% en moyenne et même 10% pour les agences indépendantes. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette croissance n’est pas uniquement tiré par les pays à l’économie encore flamboyante mais aussi par des régions où le contexte économique est plus aléatoire ».

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C’est dans la presse!

5 novembre, 2012 5 novembre, 2012   5 novembre, 2012 0 commentaire

Culture RP a rencontré Yo-Jung CHEN. Ancien diplomate à la retraite, il a passé toute sa carrière comme chargé de presse dans différents postes diplomatiques français à Tokyo, Los Angeles , San Francisco, Singapour et à Pékin. Chevalier de l’Ordre National du Mérite, 2011.

Le cas du Japon - Part 2

Cette structure de la presse n’est pas sans conséquence, même indirecte, dans l’accident nucléaire de Fukushima causé directement par le tsunami du 11 mars 2011 mais attribué par la commission d’enquête parlementaire à des fautes humaines. La première de ces fautes est la négligence de TEPCO, électricien exploitant la centrale condamnée, qui avait privilégié la rentabilité au détriment d’investissements dans la sûreté. La seconde faute revient au gouvernement qui avait, depuis 40 ans, mené une promotion aveugle de l’électronucléaire au mépris de toutes les mises en gardes, et dont l’agence de contrôle de la sûreté nucléaire était sous la tutelle d’un ministre chargé de la promotion de l’industrie nucléaire, en flagrant délit de conflit d’intérêt.

Normalement, c’est là que la presse devait jouer son rôle de contrôle. Ce n’est pas le cas à « Fukushima ». Selon un journaliste qui était au club de presse de TEPCO, ses confrères, qui étaient tous conscients des risques sécuritaires que posait la politique de TEPCO, n’avaient pas eu le courage de tirer l’alarme, craignant de casser « l’entente cordiale » entre le club et la direction de TEPCO laquelle, en plus, plaçait des pubs coûteuses dans les journaux. Privé ainsi de contrôle effectif du gouvernement et de la presse, TEPCO avait donc, jusqu’au jour de l’accident, carte blanche pour ignorer les appels, pourtant nombreux et pressants, au renforcement de la sûreté. Lire la suite...

Newsletter n°16

4 novembre, 2012 4 novembre, 2012   4 novembre, 2012 0 commentaire

LETTRE D’INFORMATION DE L’ARGUS DE LA PRESSE - CULTURE RP n°16 EDITODidier Chevalier, Directeur Stratégie et Développement de l'Argus de la presse.      

J’aime / J’aime pas

2 novembre, 2012 2 novembre, 2012   2 novembre, 2012 0 commentaire

Pierre Zimmer, Conseil en communication et essayiste

Non seulement Facebook touche environ un septième de la population mondiale mais ce réseau social est révolutionnaire : il a modifié nos comportements. Nous sommes entrés dans l’ère de l’affectif. De simples relations, d’obscurs contacts voire des connexions hasardeuses sur ce réseau sont devenus soudain, par une étrange alchimie virtuelle, nos amis (friends). De plus, quand nous approuvons quelque manifestation écrite ou visuelle, qu’elle nous ait fait rire ou réagir, nous nous devons de l’aimer (J’aime). Or, nous sommes dans le domaine de l’assentiment, de l’approbation et non pas de l’amour ou de l’affection. La langue anglaise ou américaine permet la nuance : I like it est tout de même moins fort que I love it. Le français est plus pauvre. Mais, rien ne nous empêche de faire un commentaire pour susciter le débat, le cas échéant, ou d’apprécier au lieu d’aimer. Parfois, je ne suis pas tout à fait sûr de mes goûts mais je suis sûr de mes dégoûts. Cette sorte de chantage à l’affectif a quelque chose d’infantilisant. J’aime pas.

Dernier ouvrage paru : « Comment rater ses relations avec la presse » en collaboration avec Bernard Giroux, aux éditions de l’Archipel