24 mai, 2013
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Culture RP a rencontré Anne Gabrielle DaubaPantanacce, directrice de la communication de Google France, à l’occasion des Trophées de la Réputation organisés par le Syntec RP.
Google a remporté le 1er prix du Trophée de la réputation 2013.
Que pensez-vous de cette initiative de Baromètre Publics Réputation / Trophées de la Réputation?
La réputation est un enjeu majeur pour les entreprises. La mesurer à l’aune de critères aussi importants que la qualité des produits, la confiance ou la responsabilité sociale et environnementale est utile pour tous les annonceurs. C’est notamment pour ces raisons que l’ensemble des collaborateurs de Google est fier de recevoir le trophée pour la deuxième fois consécutive.
Un des enseignements de ce baromètre est une baisse générale de la réputation des grandes entreprises aussi bien en termes de confiance globale (50% de note moyenne, baisse de 3 points) que de qualité des produits et services proposés (47%, 2 points). Quel est votre sentiment par rapport à cette tendance ?
Dans un contexte économique plus tendu, l’accessibilité des produits et la confiance dans les marques qui les proposent deviennent des critères fondamentaux pour le grand public. Nos produits sont accessibles à tous, gratuits et simples d’utilisation. Les internautes nous font confiance chaque jour pour simplifier leurs échanges avec les autres, leurs déplacements, leurs accès à l’information, etc. C’est sans doute pour ces raisons de proximité que les Français nous ont témoigné leur confiance. Nous en sommes très reconnaissants.
Vous avez reçu le 1er prix du Trophée de la réputation 2013. Quelles sont les principales initiatives internes ou externes de Google qui, selon vous, expliquent cette récompense ?
Selon le sondage, les Français nous ont récompensés pour la qualité de nos produits, notre responsabilité sociale, et nos perspectives d’avenir. Je pense qu’ils ont compris que notre priorité était l’adaptation aux besoins de nos utilisateurs et l’innovation permanente dans un secteur en perpétuelle évolution. Le grand public a confiance en nos perspectives de développement parce que nous ne cessons d’investir dans la recherche et l’innovation. Enfin, nous sommes une entreprise engagée qui attache beaucoup d’importance aux valeurs et à leur mise en oeuvre. Ainsi, la liberté d’expression (avec la mise à disposition de nos technologies pendant le Printemps Arabe...) ou la protection de l’environnement sont autant de valeurs qui fédérent les salariés et créent un fort sentiment d’appartenance à l’entreprise.
23 mai, 2013
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Paul Morizet Directeur Fashion & Luxury Goods Corbis Entertainment - @paul_morizet.
L’Entertainment Marketing présenté par le directeur de Corbis Entertainment en France. Pouvez-vous nous expliquer ce que recouvre l’entertainment marketing ?
L’entertainment marketing regroupe différentes techniques marketing que nous voyons tous les jours sans forcément nous en rendre compte. Ces différents aspects incluent le placement de produit dans les films, les séries tv, les clips ou le contenu digital ; les partenariats musicaux et l’association musique/produit; l’utilisation de célébrité pour la promotion d’une marque ; le marketing digital et l’utilisation des réseaux sociaux.
Le but ultime étant de donner un maximum d’exposition à la marque par l’intermédiaire du divertissement. Comment justement acquérir cette visibilité ?
Il existe une grande variété de stratégies quand il s’agit d’utiliser le divertissement comme médium marketing. L’idée est d’abord la cohérence entre l’univers de la marque et le support utilisé.
Le placement de sacs Dior dans le prochain film sur Diana avec Naomie Watts prend tout son sens quant à l’histoire du sac Lady D et la princesse de Galles à voir ici.
La relation d’une marque avec une icône fait aussi parti de ces légendes auxquels les marques veulent rester attachées. L’idée de s’accrocher à cette atmosphère se traduit par des relations qui durent dans le temps et l’exemple de Steve McQueen pour Tag Heuer Avoir ici.
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21 mai, 2013
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Rencontre entre Ingrid Corny, spécialiste du marché publicitaire de la presse et d'Estelle Bembaron, ex-attachée de presse dans sa propre agence de RP.
Quelles ont été vos motivations quand vous avez créé ZoumZoum communication?
Lorsque nous avons créé ZoumZoum Communication notre première motivation a été de faciliter une plus grande proximité avec les journalistes des médias nationaux et régionaux. Lorsque nous dirigions notre agence de Relations Presse « Bleu de Presse », nous avions constaté que les journalistes avaient de moins en moins de temps en raison d’une diminution des effectifs au sein des rédactions et de plus en plus de difficultés à se rendre aux Conférences de Presse qui se tenaient souvent au cœur de Paris. Une raison à cela : les groupes de presse, les uns après les autres, s’éloignaient de Paris (ex. : Mondadori à Montrouge, Prisma à Gennevilliers, Lagardère à Levallois et Marie Claire à Issy les Moulineaux). En créant ZoumZoum Communication à partir de l’invention du Bus de Presse®, nous avons voulu aider les journalistes à travailler plus facilement et les communicants, nos clients, à favoriser des contacts directs plus efficaces avec les médias.
Partant d'un concept exclusif, pourquoi avoir ensuite créé le 1er bureau de presse itinérant?
L’idée du 1er Bus de Presse® est née en même temps que l’achat de notre première caravane américaine. Puisque les journalistes avaient de plus en plus de difficultés à venir s’informer, alors c’est l’information qui devait venir à eux et mieux encore : à leurs pieds puisque le principe fondateur du Bus de Presse® itinérant était et est toujours de stationner aux pieds des rédactions de tous les groupes de presse et tous autres médias (radios, TV…).
Le succès a été immédiat car ce concept totalement nouveau répondait à un réel besoin ! C’était il y a 4 ans. Depuis de grandes marques et de grandes agences de communication ont assuré leurs campagnes de RP à bord de l’une de nos caravanes américaines, et autres Schoolbus, Bus Anglais et divers véhicules selon les souhaits de nos clients, avec un taux de fréquentation par les journalistes largement supérieur à celui que connaissent aujourd’hui les conférences de presse.
Plus vite, plus direct, plus convivial aussi, le Bus de Presse® offre un réel moment de détente et d’information très apprécié. Nous avons également développé ce concept auprès des éditeurs et de leurs régies print et web qui souhaitent rencontrer dans un délai aussi court que possible le marché des agences média pour développer leur chiffre d’affaire publicitaire.
7 ans après, racontez-nous ce que vous avez le plus aimé dans votre rapport avec les journalistes ?
Nos rapports avec les journalistes sont ce qu'ils doivent être, c'est-à-dire, chaleureux et respectueux du difficile métier qu'ils exercent dans une époque où les informations pleuvent vite, fort, dans tous les sens et sur tellement de nouveaux supports. Le temps des petits fours est révolu et les communicants sont maintenant tenus à des actions directes, précises et percutantes mais sans oublier que dans le terme « relations presse » il ne faut jamais négliger « la relation »...
17 mai, 2013
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L’annonce par le groupe Canal + de l’arrêt des versions papier de ses magazines « Canalsat le mag » et « Plus » (6 millions d’exemplaires par parution à eux deux !) ne marque pas le début de la fin des magazines de marque, mais signifie qu’ils doivent redéfinir leurs fonctions à l’heure d’Internet.
Comme le souligne un intéressant dossier de presseedition.fr, les magazines que les entreprises éditent pour les consommateurs n’ont pas attendu pour exister que soit théorisé le concept de « contenu de marque ». C’est en effet en 1930 que le groupe de distribution américain Woolworth a imprimé à plus de 5,3 millions d’exemplaires le premier numéro du magazine qu’il destinait à ses clients.
Pourtant, 73 ans n’ont pas suffi pour définir précisément ce qu’est un magazine de marque. Est-ce un outil de conquête tourné vers les prospects ou un des moyens de la fidélisation des clients acquis ? A-t-il pour fonction de faire vendre plus, d’enrichir la relation client ou de faire évoluer l’image et le territoire de la marque ? Est-on dans la publi-information ou dans le journalisme appliqué aux univers dans lesquels se consomment les marques éditrices ? Le consumer magazine se définit-il par sa gratuité, par un accès réservé à certains clients seulement, par le fait qu’il est ou non aussi un support publicitaire ? Les publications des collectivités locales et celles que de nombreux éditeurs de presse professionnelle conçoivent, régissent et diffusent pour le compte d’organisations des secteurs sur lesquels ils interviennent sont-ils des consumer magazines ? L’avenir de ces supports est-il sur les différents écrans ou toujours sur le papier ?
A la plupart de ces questions, on ne peut apporter que des réponses de normand. Cependant, la disparition annoncée de deux mastodontes du secteur permet de clarifier un peu les choses.
Première réflexion: à l’heure du multi-écran, du temps réel et alors que les bases de données permettent de cibler les consommateurs en fonction de ce qui les différencient, il n’est plus indispensable d’éditer des magazines qui se résument à des catalogues d’offres de programmes ou de produits.
Deuxième réflexion: lorsque « l’information service » est partout et en accès gratuit via Internet, il devient contre productif de la réserver aux seuls clients fidèles et de ne la proposer que sur papier.
16 mai, 2013
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Sous la direction de Nathalie Van Laethem, co-écrit avec Guénaelle Bonnafoux (diplômée d'AUDENCIA) et Corinne Billon (diplômée de l'INSEAD IEP): "L'essentiel du plan Marketing Opérationnel" fournit de nombreux outils au marketeur pour formaliser, suivre et organiser ses initiatives.
Culture RP a rencontré Nathalie Van Laethem.
Nathalie Van Laethem, pourquoi avoir porté ce livre, pourquoi maintenant?
Aujourd’hui le Webmarketing semble prendre toute la place de la communication envers les internautes et les consommateurs. Si les budgets consacrés à la publicité sont en baisse, il reste néanmoins beaucoup de place pour des opérations de promotions en magasins, il y a un intérêt à porter sur des plaquettes et des catalogues et, le mailing, bien que peu à peu remplacé par l’e-mailing conserve encore des atouts, sans compter les salons, les relations presse, le sponsoring et mécénat. Avec Guénaëlle Bonnafoux et Corinne Billon, qui interviennent beaucoup en entreprise sur des sujets de communication, nous avons eu envie de transmettre nos pratiques, nos expériences et plaider pour un marketing opérationnel qui soit multicanal, sans aucune frontière entre digital, média et hors media.
Quelle distinction faites-vous entre les différents champs d'une stratégie marketing opérationnel?Une stratégie de Marketing opérationnel part du positionnement de la marque ou de l’offre (produit et/ou service). L’objectif général est souvent de promouvoir l’offre, néanmoins, nous préconisons de déterminer les cibles de populations auprès de qui nous communiquons afin de fixer pour chacune des objectifs spécifiques. Ainsi, lorsque le marketeur envisage sa campagne de communication, il prévoit de s’adresser à différentes cibles : les distributeurs, les influenceurs et prescripteurs, et bien sûr les consommateurs-acheteurs. Un point essentiel est de définir pour chacun, l’objectif de la communication : pour les distributeurs, il s’agit de « faire référencer » et « faire promouvoir », il en découlera alors des opérations d’incentive et de promotions ; pour les influenceurs et prescripteurs, il s’agit de « faire aimer » le produit, et il en découlera des actions de test, d’échantillons, de relations publiques pour présenter le produit ; pour les consommateurs il s’agit de « faire aimer » et de « faire acheter » et les actions seront différentes. C’est l’ensemble de ces actions auprès de ces cibles différentes qui nécessite d’établir une stratégie globale et cohérente où toutes les actions concourent au même objectif général.
Une fois la stratégie d’ensemble définie, les champs d’actions du marketing opérationnel touchent tout ce qui est publicité sur les medias classiques mais aussi le Web ; un autre champ est la promotion des ventes, soit en magasins, soit sur les sites internet, soit encore en direct par les conseillers commerciaux ou via les newsletters. Autre champ : le marketing direct et relationnel qui devient multicanal s’ouvrant à l’emailing et aux appli mobile, le marketing direct est très utile pour des objectifs de conquête ou de fidélisation. Enfin toute la communication événementielle : relation publique, sponsoring et mécénat, salons, colloques…
Quels sont vos "trucs et astuces" pour diffuser des messages impactants?Pour nous, il est très important de parler en « bénéfices » pour le client. Les arguments doivent répondre aux questions : « Qu’est-ce que je gagne ? », « Qu’est-ce que ça m’apporte ? ». Par exemple, le produit qui est « élu de l’année » apporte une garantie au consommateur, il est rassuré. Il n’y a pas que les mots qui communiquent, les couleurs, les images et les photos aussi. Il faut ajouter à cela, le sensoriel : olfactif, tactile, auditif, visuel. Car le consommateur recherche avant tout une expérience, soit d’achat, soit de consommation et c’est par la stimulation des sens que l’émotion naît. Donc donner de l’importance au choix du grammage ou à la texture du papier pour une plaquette ou un catalogue a autant d’influence que le discours.
14 mai, 2013
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Le Pôle AURA MUNDI - veille et analyse du web - de l’Argus de la presse présente les résultats de son enquête exclusive sur les usages et les pratiques de Twitter en France réalisée par Ipsos/CGI.
Etat des lieux 5% des Français détiennent un compte Twitter et l’utilisent actuellement. Sur l’ensemble de la population française âgée de 15 ans et plus, près de 9 Français sur 10 ont déjà entendu parler de Twitter (89%). Parmi eux, 11% possèdent ou ont déjà possédé un compte Twitter. Dans le détail, 5% déclarent qu’ils détiennent un compte Twitter et qu’ils l’utilisent actuellement tandis que 6% indiquent en avoir déjà eu un mais ne plus l’utiliser. La très grande majorité des Français n’a donc jamais eu de compte Twitter (89%). Pratiques Lorsqu’ils utilisent leur compte Twitter, les Twittos actifs ont davantage une utilisation passive (lecture) qu’active (écriture) de Twitter. Près de 6 Twittos actifs sur 10 déclarent lire des comptes Twitter (autres que le leur) au moins une fois tous les deux jours (59%), 31% le faisant même plusieurs fois par jour. En revanche, ils ne sont qu’un tiers (33%) à émettre des tweets au moins une fois tous les deux jours, seuls 13% émettant des tweets plusieurs fois par jour. Twitter apparaît donc davantage comme un moyen d’information que de communication. Potentiel Le potentiel de nouveaux utilisateurs de Twitter reste assez limité. La plupart des personnes n’utilisant plus leur compte Twitter actuellement ou n’ayant pas de compte. Twitter n’ont pas l’intention d’en créer un ou de l’utiliser à nouveau (93%). Seuls 7% déclarent en avoir l’intention. Notons que les plus jeunes (moins de 35 ans, 10%) ou la gente masculine (9%) seraient un peu plus enclins à le faire. Le potentiel de développement de Twitter est donc relativement limité. Profil des Twittos Au fil de l’enquête le profil des twittos actifs se dessine nettement. Cette population se caractérise tout d’abord par sa jeunesse. En effet, près des deux tiers des Twittos actifs ont moins de 35 ans (61%). C’est également une population plus masculine que la moyenne (55% d’hommes) et qui réside davantage en milieu urbain (plus de 100 000 habitants, 67%) et en Ile de France (33%). Lire la suite...
13 mai, 2013
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Un clic sur Google et, hop, Wikipédia rappelle la définition du marketing publiée au Journal Officiel du 2 avril 1987. Le marketing, c’est donc « L'ensemble des actions ayant pour objectif de prévoir ou de constater, et le cas échéant, de stimuler, susciter ou renouveler les besoins du consommateur, en telle catégorie de produits et de services, et de réaliser l'adaptation continue de l'appareil productif et de l'appareil commercial d'une entreprise aux besoins ainsi déterminés. ». En gros, établir, à l’aide d’une batterie d’études, ce que le client recherche dans un produit ou un service, quel prix il est prêt à payer pour l’acquérir, dans quel circuit de distribution il est le plus susceptible de vouloir le trouver puis engager de gros budgets pour qu’à force de pression publicitaire, il passe à l’acte.
Avant, le marketing c’était ça mais ça, c’était avant, comme dirait un opticien dont la publicité a connu un fameux détournement sur le net à la faveur de la crise du « horse gate ». La prise de conscience environnementale et l’explosion du web interactif ont fait évoluer le marketing comme la communication qui, elle non plus, ne peut continuer à montrer, à grands renforts de superlatifs, combien l’entreprise est belle, vertueuse, citoyenne. A trop bien faire, les deux disciplines se sont discréditées : l’obsolescence programmée fait aujourd’hui débat au Parlement, le mensonge et la manipulation rendent « la com’ » chaque jour plus insupportable.
Quand les « cibles » ont eu, avec Internet, les moyens de contredire les discours trop beaux pour être vrais, elles ne se sont pas privées de rappeler que le monde n’est pas seulement un marché… de dupes. Utilement d’ailleurs : certains – notamment au Marketing – avaient un peu perdu de vue que les consommateurs sont aussi, à leurs heures, des « foules sentimentales », d’autres – notamment à la Communication – avaient un peu espéré que la RSE et le développement durable resteraient des moyens sympathiques de mettre un peu de vert dans la grisaille de la parole institutionnelle…
Et puis le temps s’est accéléré, les interfaces technologiques se sont multipliées et les marques ont perdu le monopole de la parole. Le web 2.0 – c’est déjà la préhistoire ! – a rebattu les cartes. Dans un monde toujours plus global, plus fluide, plus interactif et donc plus complexe, les fonctions marketing et communication n’ont d’autre option désormais que de gérer en synergie – et en temps réel – une opinion paradoxale, écartelée entre pouvoir et vouloir d’achat.
Il s’inscrit dans la continuité du programme Culture RP fondé en 2008, destiné à dynamiser et stimuler la dimension stratégique des RP. Le Blog Culture RP est un laboratoire de réflexion privilégié, un espace de rencontre et de dialogue constructifs.
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