Quart d’heure d’anonymat et de branding : disparaître pour mieux exister ?

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De la protection de la vie privée sur internet à la Million Mask March, la recherche d’anonymat est en train de prendre le pas sur la quête de célébrité, créant ainsi de nouveaux codes et de nouvelles esthétiques. Les marques s’emparent elles aussi du phénomène pour se différencier et insuffler de la créativité dans leurs stratégies de branding.

 

«Le comble du chic, c’est de ne pas exister sur Google », dit la styliste Phoebe Philo.

Après des années d’ “ extimité ” et de “ surpartage ” en ligne, les internautes se préoccupent de plus en plus de la protection de leur vie privée et commencent à réexaminer leur rapport aux réseaux sociaux. Ces derniers mois, l’affaire Snowden n’a fait que renforcer la défiance des internautes.

“ incognito is the new chic ”


L’anonymat serait-il devenu un nouveau Graal? A l’ère de la surinformation et de l’exhibition en ligne, être absent du web (être “ ingoogleable ”) est une manière de se distinguer du commun des mortels. Les marques se saisissent désormais du phénomène et explorent de nouvelles manières, plus créatives, de se mettre en scène, notamment en réponse à une lassitude vis-à-vis des logos – une “ logo fatigue ” présente en Occident depuis des années mais aussi en pleine expansion dans les pays émergents.

Le branding manifeste devient moins nécessaire : l’expérience se suffit à elle-même, constate la sémiologue et experte en tendances Cécile Maury dans une étude baptisée  » Comment l’anonymat est devenu le comble du chic & autres histoires de (de)branding « .

Raphaël Legrand
Source : Influencia

 

 

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