Rentrée 2020… n’oubliez surtout pas de sortir !

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Tribune de Vanessa Perez, auteure de "Entrepreneur d’un monde nouveau" Ed kawa: Sortir des sentiers battus, de sa zone de confort, des idées reçues, sortir du cadre, bref, sortir de soi !

#JaimeLaCom

Sortir des sentiers battus, de sa zone de confort, des idées reçues, sortir du cadre, bref, sortir de soi !

Vanessa Perez, auteure de « Entrepreneur d’un monde nouveau » Editions kawa et Directrice Communication Europe Eit Digital.

Après des mois d’agenda hybridé où un certain confinement s’est fait fort de confondre l’air du « dedans » et celui du « dehors », où certains esprits libres contraints à la réclusion ont parfois pu frôler l’asphyxie et où les écrans branchés sur Skype ne sont plus parvenus plus à eux seuls à ré-oxygéner des espaces devenus trop étroits à ceux qui rêvent sans limite, le salut de notre rentrée ne va-t-il être plus que jamais de sortir ?

Reprendre son souffle pour aborder une rentrée qui sera tour à tour difficile et néanmoins riche de ce que nous aurons la force d’en faire, partageons quelques principes universels qu’une sélection d’entrepreneurs visionnaires nous font partager.

Sortir des sentiers battus pour innover

Innover encore et toujours : « L’innovation c’est ça la vraie intelligence » comme le souligne Luc Julia dans « Entrepreneurs d’un monde nouveau » *. Et l’innovation c’est quoi ? C’est casser les règles, c’est d’ailleurs ce que l’on demande à un dirigeant innovant. Pour Luc Julia, le nouveau dirigeant sera celui qui saura reconsidérer l’humain. Parce que l’humain c’est le seul fioul de l’innovation. Seul l’humain amènera la possibilité d’augmenter les capacités d’une entreprise. Les machines nous assisteront certes, soutiendront les synthèses d’information, mais à la fin, seul le dirigeant et surtout son instinct seront à même de guider des troupes et générer le désir et la qualité d’innovation. 

Sortir des zones de turbulences 

A la manière du ballon dirigeable qui prend de la hauteur pour changer de direction, il faut parfois savoir changer d’altitude pour changer la manière dont on pense les choses et se mettre sur de nouveaux courants porteurs et bénéfiques. Regarder honnêtement ce qui se présente à soi, analyser la pertinence de ses convictions et se dire « Et si je pensais autrement, où cela m’emmènerait ?» comme l’affirme Bertrand Piccard, innovateur et initiateur de Solar Impulse (avion qui fit le tour du monde mu par l’énergie solaire)

Le premier élan que l’on a ce n’est pas l’intuition, c’est le conditionnement. La première manière de penser, la première réaction et la première réponse à une question, c’est toujours le résultat du conditionnement. L’intuition n’est que la deuxième. 

Quand on prend un peu d’altitude et que l’on réalise la force de l’intuition, quand on se dit « je ne vais pas donner un avis rationnel, attendre et après seulement je proposerai un avis fondé sur l’intuition – mais argumenté » – on s’aperçoit que la deuxième réponse est différente et l’on découvre la conscience de ce que l’on doit répondre plus que l’automatisme. C’est cela transformer un automatisme en une conscience. Concrètement, je peux dérouler ma stratégie comme je l’ai toujours fait selon les standards de la profession et de mon organisation. Je peux aussi me dire « que pourrais-je » introduire qui fasse la différence et dont j’ai l’intime conviction du succès ? 

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Sortir de sa zone de confort

Comme Bertrand Piccard aime à le rappeler dans la vie, « vous pouvez faire des choses qui sont faciles, et puis vous pouvez aussi prendre la décision de faire des choses qui sont difficiles qui ne n’ont jamais été faites. Mais vous ne pouvez pas prendre la décision de faire des choses difficiles qui n’ont jamais été faites et ensuite vous plaindre». C’est donc une question de posture. 

Il ne faut pas forcément se dire « On va changer le monde » mais plutôt pratiquer la politique des petits pas et apprécier ainsi chaque étape qui devient ainsi une modeste victoire conduisant à la prochaine.  Cela permet de mettre en place des approches avec des objectifs intermédiaires conduisant à un objectif de plus grande envergure.

Quant à la question d’avoir envie de baisser les bras dès qu’une aventure commence ? Non jamais car au début de toute aventure, il faut avoir un état d’esprit de pionnier et se dire, si d’autres l’avaient fait, je ne serai pas le premier, donc je n’habiterai pas mon rôle. Remplir mon rôle, c’est me confronter et accepter la difficulté. 

C’est cette posture qui donne la force et l’énergie pour avancer. 

Sortir des idées reçues

Faire les choses non pas pour qu’elles soient faites mais pour les bonnes raisons. Parmi les valeurs d’engagement qu’»’Entrepreneurs d’un monde nouveau » met à l’honneur, il y a le respect. « Un profond respect pour les autres, pour les collaborateurs, pour les clients, pour les marques mais aussi et bien sûr pour les consommateurs, oui, un vrai profond respect » comme le souligne Maurice Levy (Groupe Publicis). On entend par respect le fait de faire les choses pour les justes et bonnes raisons. Non par complaisance hypocrite ou unique souci politique mais en se disant « dans quelle mesure mon action génèrera un impact positif et durable pour chacun et surtout pour tous ».

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Sortir ensemble

De tout temps et dans tout contexte, certaines personnes sont hostiles au changement. Il est important d’écouter ces personnes, et de les rallier par la force de la communauté. On ne peut rien faire seul, c’est la règle de base. Il faut permettre une adhésion de tous derrière un projet commun. Presque convaincre « avec un soupçon de militantisme » comme le suggère Serge Papin (Système U) 

Le rapport de force n’est plus d’actualité, la véritable question est comment gagner ensemble. Aller vers la réconciliation, l’unité, l’harmonie, la co-création : tout cela peut se faire d’une manière tout à fait recevable aujourd’hui au sein de l’entreprise sur le plan de la forme. 

Une rentrée, c’est avant tout un état d’esprit où il est essentiel d’être mu par l’envie et le moteur du talent, c’est l’envie. Comme le souligne Clara Gaymard (Co fondatrice de RAISE) : « Quand vous avez envie, vous faites vos devoirs et vous les faites bien, même les choses qui vous déplaisent vous les faites parce que vous avez envie d’évoluer ». 

Beaucoup de choses sont certes rébarbatives dans l’existence au quotidien. Mais parce que vous avez un but qui est plus grand que le devoir, laissez-vous satisfaire par le plaisir d’accomplir les actions les plus modestes avec la conscience et le souci d’une véritable perfection.

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Sortir de soi

A l’inverse, éviter la fatigue. Cela peut paraître étrange que de parler du sentiment de fatigue – peut-être-même tabou ou indécent après une période de vacances ou des semaines de confinement. Ce sentiment – dès lors qu’il apparait – pousse néanmoins à s’interroger. Suis-je fatigué ? Je ne parle pas de la fatigue que le sommeil répare mais bien celle plus profonde dont nous parle le Pr. José Alain Sahel (Institut de la vision) en citant Jean Reverzi dans « Le passage ». Celle qui se traduit par un manque d’énergie à inspirer, comme une lassitude. Comme le dit le Pr. José-Alain Sahel, « le moment de la fatigue, c’est le moment où l’on prend conscience que notre force commence à nous échapper ».

Le moment de l’exécution dans la résignation, le moment où l’action perd son sens. La fatigue c’est le pressentiment du doute et de la nécessaire remise en question. Jusqu’où supporter le sentiment d’impuissance d’une voix qui ne porte pas à la hauteur de ses attentes ? Faut-il se contenter de bien faire son métier, de l’exécuter ou bien avoir l’exigence d’avoir été choisi pour une tache que nous sommes les seuls à pouvoir remplir en continuant de se dire que ce métier est le mien. Et il faut que je l’habite définitivement quitte à remettre à plat ma feuille de route ou mon plan de carrière.

A cet instant, s’il y a doute, il y a probablement certitude.  Quand la fatigue s’installe – éphémère ou chronique – c’est le moment de prendre de l’altitude. De réfléchir à l’essence de ses rêves pour ne pas les perdre de vue.

Dedans ou dehors, l’essentiel est de se dire que l’impossible est parfois dans nos têtes et pas dans la réalité. Que notre mission, c’est d’accomplir la nôtre et que l’univers des possibles est plus grand qu’on ne l’imagine.

Alors rentrez, sortez, mais prenez l’air pour mieux inspirer !

Bonne rentrée à tous !

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Marc Michiels

Marc Michiels

Rédacteur en chef : Donner la parole à l’autre sous la forme d’une tribune, une interview est en quelque sorte se donner à lire, comme une part de vérité commune… / Retrouvez-moi sur LinkedIn

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